LA PRÉHISTOIRE
notes prises par Jacques Légaré
I. Avant la Préhistoire: L'Astronomie...
-15 mds d'années: naissance présumée de l'univers, puisque la lumière la plus ancienne qui nous parvient a parcouru une distance d 15 mds d'années/lumières.
-4.6 mds Naissance de la Terre (Mais je ne crois pas à cette naissance. Tout a toujours été (Parménide)
-3,5 mds: Apparition de la vie sous forme de bactéries; -600 mi: association de cellules
-500 mil. poissons; -360 mil: la vie envahit la terre; dinosaures (-200 à 65 mil.)
-70 à -60 l'avènement des Primates (seulement deux mamelles sur les pectoraux). Ils ressemblent à une sorte de souris.
-35: l'Égyptopithèque («pithèque» signifie «singe): sans queue
-30 Les grands singes, dont nous partageons 99.9% des gènes
-20 à 15 mil: ancêtres commun de l'homme et du singe: les Dryopithèques vivent dans la savane sèche, d'où la nécessité d'être inventifs, car la nourriture est rare à la saison sèche.
évolution physique: bipédie, station droite, d'où bras dégagés; mâchoires moins fortes; odorat s'atrophie; la vue prédomine par les yeux qui se rapprochent.
-10 mil.: Les premiers homidés ou préhommes: Le Ramapithèque, peut-être bipède.
-5 mil. :séparation de l'homme et du Singe
LE PALÉOLITHIQUE
-5 à -1.5 mil.: L'Australopithèque: C'est la gracile Lucy -3,100,000
A) Afrensis b) Robustus: il est végétarien c: Africanus: omnivore, chasseur et galets frustres
-4 mil.: Un premier primate se tient debout.
-3 à 2 mil.: L'homo habilis 1,3 mètre; Naissance de l'intelligence humaine; Inventions des premiers outils: les premiers galets taillés, 800 cm3
-1. 6 mil à -300 000 l'Homo erectus (Homme de Java ou Pithécanthrope), Homme de Pékin ou Sinathrope): 1000 cm³; il invente le feu, mais finit de l'apprivoiser vers -400,000, et en Amérique et Australie vers -30 000
-1.7 mil: habitat structuré et spécialisé en Éthiopie.
450 à -250,000 l'Homo sapiens: 1500 cm³ de boîte crânienne comme aujourd'hui. -400,000 feu appriv.
Le Pithécanthrope maîtrise le feu vers -400,000; Chasse pêche, cueillette, huttes et caverne.
-175 000 à -116 000 des outils de pierre, et des mégalithes semblables à ceux de Stonehenge et figurines, sont découverts en Australie. Et sont fiers ceux qui en déduisent que l'homme serait né en Asie du Sud-est et non pas en Afrique !
-90,000 Cro-magnon, ou Homo sapiens sapiens, envahit l'Europe en -40,000
-60,000 à -35,000: l'homme de Neandertal, le 1er qui enterre ses morts.
-30,000: Début des peintures rupestres -15,000: Lascaux premières pénétrations humaines en Amérique sur le détroit de Béring à sec puis de nouveau en -12,000 sur glace
-18,000 premières lampes; 17,000 aiguilles à chas -15,000 à -10,000 invention de l'arc et de la flèche
-15,000 invention de l'art pariétal à Lascaux; -10,500 Colonisation de l'Amérique du Sud
LE MÉSOLITHIQUE -10,000 À -4000 Le genre humain compté déjà 6 000 000 hab.
Façonnage du silex, nomadisme: 19 jours de cueillette procurent de la nourriture pour 100 jours
emplacement sur plateau étagés riches en alluvions; construction en briques séchées, pierre polie, maisons groupées en cercle; villages groupés en cercle;
invention de : hache, pioche, commerce, domestication des animaux, division du travail h/f, maison de briques, élevage du cheval, maisons groupées en cercle, villages avec mur et fossés.
-9000 Sédentarisation entre le Nil et l'Euphrate
-8000 à -6000 Début de l'agriculture, de la poterie et des premiers villages: 30 à 50 maisons pour 50 à 200 habitants -6315: Invention de la pirogue.
-7000 poterie façonnée à la main, le tour du potier (tour de Jéricho -7500_)
croyances: à la survie, culte des morts et des ancêtres, de la fécondité-4500: La fonte du cuivre
LE NÉOLITHIQUE -4000 à -1700 âge de la pierre polie Le genre humain compte 80 000 habitants;
emplacements sur plateau étagés riches en alluvions; art décoratif: motifs géométriques, couleurs;
construction en briques séchées, pierre polie, totale domestication des plantes et des animaux; maisons de 3 à 9 mètres de diamètre et creusées à 1 mètre de profondeur.
évolution vers le paysannat; union de l'élevage et du paysannat; culte de la fécondité et de la virilité
culture des céréales sauvages: blé, orge, millet; domestication des moutons, chèvres, cochons, équidés
apparition des sceaux à empreintes; des premiers bâtiments sacrés, canaux d'irrigation des tablettes d'argile écrites -3000 Le Déluge: l'épopée de Guilgamesh, la Bible; généralisation de la guerre?
l'évolution de l'écriture: 1ère étape: écriture figurative, puis la figure représente un son ou un mot
naissance d'une société différenciée par division du travail: Prêtres, soldats, paysans; avec Prêtre-roi représentant le Dieu; centralisation de l'État; corvées, impôts; stratification élargie (chefs, prêtres, guerriers, fonctionnaires, artisans, commerçants, paysans, esclaves)
art: grandes sculptures, archet en pierre de taille -3000 dessèchement du Sahara, d'où montée au nord.
-3000 chariots à roues pleine tirés par des boeufs + invention de la roue
-3000 (toutes premières utilisation du cuivre -2500 Bronze (cuivre + 3% d'étain)
-1700 à -800 Âge du bronze Mycènes, civ. des Champs d'Urnes, de Hallstatt, Philistins, Hyksos
-1200 ou -800 Âge du fer; civilisation de l'Hallstatt, Scythes, Cimmériens, civilisation de la Tène; chamanisme, techniques guerrières des steppes: cheval monté, archer à cheval.
Le legs de la Préhistoire:
En Préhistoire, il n'y a preuve de presque rien. Que pouvons-nous tirer d'un crâne vide ? Presque rien, sinon que nous étions déjà.
La preuve scientifique en Préhistoire n'existe donc guère, mais existent des pré-vérités. Ainsi je nomme ces preuves probables des plausibilités. Alors, les sciences humaines, domaines où la science expérimentale est largement circonscrite à la psychologie, et très partiellement possible en Sociologie et Économique, sont le lieu privilégié, voire exclusif, de la plausibilité. En voici un exemple, fort drôle qui relève de la Docimologie (science des examens, elle-même sous-catégorie de la pédagogie): comment un étudiant a-t-il pu bien écrire: « Les Grecs ont perdu la guerre de Truie».
Nous n'avons aucune preuve de quelque raison que nous avancions de la cause de cette erreur, hilarante en prime. Mais nous pouvons ériger une hypothèse en pré-vérité, en plausibilité: les doigts de cet étudiant ont confondu sur son clavier d'ordinateur les lettres «u» et «o» qui sont toute proches. Rien ne nous le prouve, tout le laisse impérativement supposer. Ainsi se définirait épistémologiquement une plausibilité: une vérité de raison, mais sans preuve.
Les propositions qui suivent sur la Préhistoire relèvent de cette catégorie épistémologique de la plausibilité. Elles sont fort plausibles, mais rien n'existe pour les prouver. En plus, il s'agirait soit de reprises sous la forme d'une réinvention, soit d'une continuation depuis l'origine mais qui s'est développée, voire métamorphosée, au point qu'on reconnaît qu'avec effort son origine préhistorique. Voici donc ces propositions plausibles:
Notre dentition serrée, aux dents trop nombreuses pour une bouche qui s'est rapetissée, avec même des dents en trop devenues inutiles (dents de sagesse).
Notre redressement par la bipédie causa notre dos fragile, dont le renforcement nécessaire est encore inachevé. N'ayant plus nos pattes antérieures pour porter notre tête et nos bras trop lourds, notre dos les porte pour elles. Avant il ne portait que nos viscères pectorales et cette colonne vertébrale suffisait sans effort. Depuis ce redressement de la bipédie notre dos est la partie de notre corps la plus souvent douloureuse, blessée ou problématique. Il se blesse souvent au moindre effort inapproprié, brusque et inopiné.
De même, ce redressement rétrécit le bassin féminin et engendra une aggravation des douleurs de l'enfantement, voire même une hausse de la mortalité infantile, heureusement compensée par les multiples grossesses dues à la disponibilité sexuelle toute l'année de la femelle humaine.
Le contrat sexuel préhistorique entre l'homme et la femme (idée de Helen Fischer) (l'homme chasse, apporte journellement la nourriture à la femme en échange de sa totale disponibilité sexuelle. Ce «contrat» issu de la morphologie physique différentes des hommes et des femmes, statua leur rôle social respectif, de même que leurs attentes et comportements psycho-sexuels différents, telles la discontinuité masculine et la continuité féminine dans le désir sexuel (idée reprise par Francesco Alberoni dans L'érotisme).
Ce redressement bipède augmenta l'intensité du désir sexuel ainsi que le temps de l'activité sexuelle puisque désormais, homme et femme, nus devant l'autre, exhibaient en permanence leurs organes génitaux et, forcément, la provocation sexuelle.
La liberté à la chasse et, a contrario, la servitude à la maison avec les femmes et les vieux, ont établi toutes deux en polarité tumultueuse un schème contradictoire chez l'humain: son aspiration à la liberté et son acceptation de la servitude.
La hiérarchie sociale fut instituée dès la préhistoire entre combattants pour la défense dans les combats.
La vie commune préhistorique dans la promiscuité de la caverne: les désirs sexuels orgiaques, incestueux, de promiscuité, homosexuels et bisexuels, etc.
La sexualité de l'homme, désirant à la fois la douceur du foyer (à son retour de chasse) et le libertinage (durant son temps de chasse) cohabitent toujours, dans sa réalité (adultère, libertinage, harem, etc.) ou ses fantasmes.
Le double espace, restreint de l'habitat mais immense de la chasse a fabriqué encore là une polarité conflictuelle: l'ethnicité et l'universalité de l'homme, à la fois comme désir et comme réalité.
Nos mains dégagées pour de multiples formes de touchers amenèrent notre irrépressible besoin de transformer des objets: de l'artisanat au monde industriel, en passant par le bricolage et le chapelet en famille, et le pitonnage de toutes sortes !
La domestication préhistorique des animaux conduisit à l'amour humain des animaux domestiques, les fétiches animaux dans les armoiries, et les animaux de compagnie des contemporains urbanisés
L'activité sportive à cause des longues marches dans la savane ou la forêt africaines.
Les longues marches prédatrices nous ont laissé: l'activité sportive ludique, les migrations et colonisations, la quête de l'espace.
Les réunions sociales autour du feu: les fêtes, les congres, les meetings, la quête de l'universalité politiques et sociales.
La chasse nous ont laissé: la guerre, la quête amoureuse, la férocité.
Le feu: la flamme olympique. Voilà qui semble banal, mais quel fétiche symbolique, éclatant et profond que cette flamme olympique !
Le gossage du bois et de la pierre: tous les beaux-arts, l'architecture, etc.
Notre dentition serrée, aux dents trop nombreuses pour une bouche qui s'est rapetissée, avec même des dents inutiles (dents de sagesse).
Notre redressement par la bipédie causa notre dos fragile, dont le renforcement nécessaire est encore inachevée. Depuis qu'il porte notre tête et nos bras trop lourds pour lui et non plus seulement nos viscères pectorales comme la colonne cérébrales des animaux à quatre pattes, notre dos est le siège de douleurs fréquentes et de blessures au moindre effort inapproprié. Ainsi, le rétrécissement du bassin féminin amplifia les douleurs de l'enfantement.
La sexualité humaine, à la différence de celle plus discontinue des animaux, est continuelle depuis le contrat sexuel homme/femme et depuis notre station debout qui exhibe en permanence nos attributs sexuels à l'autre sexe. (Desmond Morris).
Bref, tout ce que nous faisons, sentons, pensons serait la reprise ou la continuation de formes apprises à la Préhistoire, tant faire ces mêmes gestes simples pendant 3.5 millions d'années avait tracer des schèmes génétiques absolument irrépressibles en nous. Ainsi donc, nous sommes condamnes à les répéter sous des formes continuellement renouvelles.
Seront-nous totalement heureux que lorsque nous aurons un style et mode de vie parfaitement réconciliés avec nos acquis --irréversibles, irrépressibles et indélébiles-- de la Préhistoire ?