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É T H I Q U E

340-PRO-45

3-0-3

Plan de cours

par

Jacques Légaré, ph.d.

bureau 276

tél.: 878-3661

courriel: jlegare@altavista.com

Mon site Web: http://www.iquebec.com/oeuvres-de-jacques-legare

Aristote

-384 à -322

a

Automne 2000

Campus Notre-Dame-de-Foy

ÉTHIQUE

I. OBJECTIF

À la fin de ce cours de formation générale propre, l'étudiant sera en mesure

1. de dégager la dimension éthique de toute action personnelle, sociale et politique,

2. d'exercer son jugement en vue de traiter les problèmes éthiques majeurs de la société contemporaine,

3. de comprendre le sens et la portée des grandes théories philosophiques en éthique et en politique,

4. d'éclairer les enjeux contemporains et d'en faire ressortir la dimension éthique,

5. de défendre une position éthique dans la critique d'une situation problématique,

6. de reconnaître l'actualité de quelques théories philosophiques éthiques et politiques que nous fournit la riche tradition occidentale.

II. STANDARD

"Critères de performance:

1. Définition des notions de base en éthique

Utilisation appropriée des notions

Élaboration de la problématique éthique d'une situation personnelle, sociale et politique

2. Présentation de quelques grands modèles philosophiques, d'interprétation des problèmes relatifs à l'action et aux valeurs: contexte historique, concepts et principes.

3. Reconnaissance des principes composantes de la situation: contexte historique, concepts et principes.

Reconnaissance des principales composantes de la situation: contexte, faits et personnes.

Formulation de questions éthiques relatives à la situation

Mise en évidence des conflits et des valeurs et des enjeux

Application des deux discours philosophiques à la discussion de ces questions

4. Appréciation de divers choix quant à l'action à l'aide de théories philosophiques.

Justification rationnelle de la position choisie

Rédaction d'une dissertation d'au moins 900 mots."

Extrait du document 340-pro!.doc

En clair, l'étudiant sera évalué sur sa capacité de distinguer les notions suivantes: thèse, argument, objection, sophisme, éthique, morale, déontologie, idéologie; de distinguer le sens éthique et politique des notions de liberté, de justice, de droit et de responsabilité totale ou partagée, de clarifier la notion de valeur, d'identifier les questions éthiques des divers domaines de l'activité professionnelle et des divers champs du savoir humain; d'identifier et de connaître sommairement les grands modèles éthiques, (héroïques ou systémiques: héros, penseurs et courants) que nous fournit la tradition philosophique occidentale.

Tous ces éléments seront traités à la fois dans leur contexte actuel ou contemporain et dans leur évolution historique.

Nous analyserons en outre, d'un strict point de vue éthique, les enjeux débattus dans la société contemporaine. L'étudiant sera informé des débats contemporains dans lesquels s'affrontent non seulement les pouvoirs, les groupes et les personnes, mais aussi les divers systèmes éthiques que l'humanité construisit pour la sauvegarde de la vie, l'épanouissement personnel et le bonheur de la Cité. À la lumière des sciences humaines et des sciences de la nature, l'étudiant sera aussi amené à identifier les déséquilibres et les errances de certains systèmes philosophiques, --tels le marxisme, le nazisme, les fondamentalismes sectaires, et quelques autres-- dont les positions éthiques ont été jugées défavorablement et rejetées par l'expérience historique des hommes.

À l'égard de l'Histoire elle-même, l'éthique en tant que science s'affirmera distincte, au sens que les maximes de grands philosophes --qu'ils proposent comme universelles-- s'affranchissent ainsi de l'époque où ils les élaborèrent. D'ailleurs, l'Histoire elle-même distingue aisément le révolu, le récurrent, le permanent, voire ce qui s'affirme comme éternel.

Dans le même ordre des choses, une science éthique solide et crédible ne fait jamais l'économie des disciplines qui traitent de l'homme et de la nature.

L'étudiant sera amené à défendre une position éthique après une étude et une réflexion solides et bien articulées, à l'aune de la rigueur scientifique aristotélicienne. Il est bien entendu qu'en tout débat le professeur laisse à son étudiant la liberté critique, fondement même de la science éthique. Il sera jugé sur la qualité intellectuelle de son argumentation critique, non sur ses postulats, ni sur leurs conséquences. Par ailleurs, le professeur se fera un devoir de communiquer à l'étudiant, par une appréciation fondée sur l'étude et l'expérience, les conséquences de ses postulats, fins et moyens mis en oeuvre dans ses choix éthiques.

III. CONTENU

En résumé, les notions ou concepts suivants, --classiques dans toutes les éthiques--, seront abordés, développés, voire approfondis: le bien, le mal, la liberté, la justice, le droit, la valeur, la responsabilité, la conscience. Les différentes types de morales, celles de l'intérêt, du sentiment, du devoir, et du bien. Les diverses théories éthiques, telles que le nihilisme, l'utilitarisme, l'hédonisme, le naturalisme, le relativisme, le cynisme et l'idéalisme, de même que les apports grec, médiéval, moderne et contemporain en philosophie éthique.

Par ailleurs, nous privilégions l'oeuvre de Platon et d'Aristote qui formeront le paradigme, l'assise de nos réflexions et de nos affirmations. Nous choisissons l'Éthique à Nicomaque parce que nous les considérons les meilleures pour former le jugement et l'articulation du raisonnement. En guise de synthèse, l'ensemble du cours tentera de dégager, à l'aube du IIIe millénaire, une éthique universelle.

IV. MÉTHODES

Elles seront variées: discours magistral, forum de discussions et débats, vidéos, analyse de texte, de film, de faits divers appropriés, de jugements de cours célèbres, confrontation de thèses opposées, projets idéaux, lecture commentée et appliquée d'une grande oeuvre éthique de la tradition philosophique occidentale, Participation étudiante par des exposés oraux, avec évaluation formative étudiante, pour dynamiser l'approche et varier les sujets.

Nous exigeons la lecture obligatoire de Éthique à Nicomaque. Cette oeuvre majeure sera lue par l'étudiant à l'aide d'un canevas analytique original, --formé des problèmes éthiques contemporains et de ceux reliés à la déontologie des diverses techniques--, fourni par leur professeur.

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V. ÉVALUATION

N.B. Chaque point de % correspond en moyenne selon les étudiants à 0.45 heure ou 27 minutes d'étude.

1. Courte dissertation sur un thème au choix, et inspirée d'Aristote ,« Éthique à Nicomaque» lu obligatoirement en entier Semaine de septembre. ______________ 30%

2. Présentation en classe sans note de sa recherche, sur le thème au choix (différent de 1), cette fois-ci illustrée de citations appropriées tirées des Grandes éthiques universelles tirées de: http://www.clic.net/~jlegare/index.html

date personnalisée______________ 30%

3. Examen final traditionnel de synthèse avec au moins 2 courants philosophiques différents, à la semaine des examens 40%

100%

Vous lisez Éthique à Nicomaque» en pensant à votre sujet de dissertation

La dissertation de 5 pages, à interligne 1½, en 12 points, se fait sur ordinateur; l'étudiant remet à la fois le texte imprimé et sa disquette avec le nom et la version de son traitement de texte.

VI. POLITIQUE DÉPARTEMENTALE

1. Les fautes de français sont corrigées jusqu'à 20% de la note totale de chaque évaluation.

2. Il n'y a pas de reprise lors d'une absence à une évaluation, à moins d'une raison majeure.

3. Le plagiat entraîne la note zéro (0) pour l'examen impliqué. Est considéré comme tricherie le travail d'équipe quand le travail exigé est un travail individuel, de même que l'inspiration plagiaire du travail d'un autre.

VII. AUTRES ASPECTS

1. Les aspects éthiques ou déontologiques liés au programme technique de l'étudiant seront sérieusement abordés collectivement lors des exposés, et individuellement lors du choix par l'étudiant des deux sujets de ses deux dissertations.

Dans les exercices et examens effectués en classe, chaque faute d'orthographe et de syntaxe sera pénalisée de 1% par faute jusqu'à concurrence de 20% de la note allouée à cet examen ou exercice. La qualité stylistique (un français classique) est exigée et notée, et des conseils appropriés à cette fin seront prodigués.

Tout exercice ou travail fait à l'extérieur de la classe et qui ne sera pas remis au professeur lors du cours auquel il doit être remis, se verra imposer une pénalité de 10% des points alloués à cet exercice pour chaque journée ouvrable de retard jusqu'à épuisement des points alloués audit travail.

Tout travail bâclé (présentation et rédaction) pourra être refusé et recevoir zéro ou être recommencé dans un délai très bref. Le tout à la discrétion du professeur."

Voici les principes éducatifs auxquels est convié tout étudiant: esprit positif, style de vie sain, vaillance régulière, confiance dans ses maîtres, politesse et respect. Les retards de travaux sont pénalisés de 10% par jour ouvrable.

Un modèle de dissertation philosophique sera fourni et sa méthode sera exigée.

Le 3e retard et les subséquents sont transformés en absences.

Tout travail bâclé (présentation et rédaction) pourra être refusé et recevoir zéro ou être recommencé dans un délai très bref. Le tout à la discrétion du professeur.

Voici les principes éducatifs auxquels est convié tout étudiant: esprit positif, style de vie sain, vaillance régulière, confiance dans ses maîtres, politesse et respect.

Tout travail sur ordinateur doit être passé aux deux correcteurs orthographique et syntaxique, disponibles sur Word 7.0 et Wordpro.

L'étudiant peut demander au professeur des explications sur sa note et peut se référer à la Politique d'évaluation des apprentissages du Campus.

Le professeur est disponible à son bureau aux heures de disponibilités indiquées, et à son domicile par téléphone au 878-3661. Tout étudiant peut laisser un message sur les deux répondeurs téléphoniques du bureau et du domicile du professeur. Les courriels sont bienvenus à jlegare@altavista.com

Tout étudiant chuchoteur sera déplacé, car le silence le plus strict est exigé lors des exposés magistraux.

VIII. MÉDIAGRAPHIE

Alberoni, F., La morale Le vol nuptial. L'imaginaire amoureux des femmes, trad. P. Girard, Paris, Plon, coll. « Pocket » 1994, no. 4278, 222p., L'érotisme Le choc amoureux, L'amitié

Ambroselli, C., L'éthique médicale, Paris, P.U.F., coll. « Que sais-je ? » no. 2422, 1988, 127p.

Aristote, L'Éthique à Nicomaque, Trad. J.B. St-Hilaire, Paris, Librairie générale française, coll. « Livre de poche » no. 4611, 1992, 447 p.

L'Éthique à Eudème Traduction Émille Lavielle, Paris, Pocket, 1999, 282 pages

Les grands livres d'Éthique, Traduction Catherine Dalimier, Arléa, 1995, 221 pages.

Alain, Propos sur le bonheur Propos sur les pouvoirs Mars ou la guerre jugée

Blackburn, P., L'éthique, fondements et problématiques contemporaines, St-Laurent, Éditions du renouveau pédagogique, 1996, 490p.

Daigle, J.-F., L'éthique financière, Paris, P.U.F., coll. « Que sais-je ? » no. 2601, 1991, 127p.

«La Déclaration universelle des droits de l'homme », ses antécédents («Bill of Rigths » de Thomas Jefferson, + Les diverses déclarations française (1792), canadienne (1982) et québécoise (1975).

Grégoire, F., Les grandes doctrines morales, Paris, P.U.F., coll. « Que sais-je ? » no. 658, 127p.

Jankévélich, Le traité des vertus, Paris, Flammarion, coll. "Champs", 1996

Kant, Emmanuel, Fondements de la métaphysique des moeurs, Paris, G-F. 1994

Kremer-Marietti, A., La morale, Paris, P.U.F., coll. « Que sais-je ? » no. 2003, 1982, 127p.

Kremer-Marietti, A., L'Éthique, Paris, P.U.F., coll. « Que sais-je ? » no. 2383, 1987, 127p.

Le Bihan, Christine, Les grands problèmes de l'éthique. Paris, Seuil, Coll. Mémo no. 57, 1997, 62 p.

Légaré, Jacques, "Citationnaire existentiel" + "Lecture plurielle", "Idéologie" + "Révolution" + "Pour et contre la peine de mort", et autres textes à http://www.iquebec.com/oeuvres-de-jacques-legare

Le Senne, R., Traité de morale générale, Paris, P.U.F., coll., « Logos », 4e édition, 1961, 759p.

Métayer, M., La philosophie éthique, Enjeux et débats actuels, St-Laurent, Éditions du renouveau pédagogique, 1997, 426p.

Nietzsche, Frederik, Généalogie de la morale + Ainsi parlait Zarathoustra.

Platon, La République,

Phèdre, Le Banquet, Le Politique

Proulx, C. & Roy, Y., Introduction à l'éthique. Fondements et applications. Montréal, Chenelière/McGraw-Hill, 1996, 249p.

Russ, J., La pensée éthique contemporaine, Paris, P.U.F., coll. « Que sais-je ? » no. 2834, 1994, 127p.

Shopenhauer, Le fondement de la morale, Paris, Aubier, 1991.

Volant, Éric, Des morales, Montréal, Les éditions Paulines, 1985, 445p.

Voltaire, Traité sur la tolérance, Paris, G.-F.

Films: Raisons et Sentiments, Sur le pont Madison, Douze hommes en colère, Larry Flynt, Dr Jivago, Les liaisons dangereuses,

Pièces de théâtre: Antigone, Oedipe-Roi, Athalie, Phèdre, Hamlet, Richard III, et quelques autres.

Bernard Dionne, Pour réussir. Guide méthodologique pour les études et la recherche. Laval, Éditions Études vivantes, 1998, 3e édition, 272 pages.

Sujets et thèmes de discussion, de composition et d'analyse:

1. Lisez Éthique à Nicomaque en y trouvant les meilleures réponses à votre sujet de dissertation, et pour justifier votre appréciation éthique sur ces sujets discutés en classe et objets d'examen. En voici en vrac quelques uns: la peine de mort, l'avortement, l'euthanasie, la punition ou la rééducation du criminel, l'égalité ou l'inégalité entre les sexes, le conformisme ou la diversité des murs sexuelles, le pouvoir parental, la prostitution, l'égalité ou l'inégalité économique, le clonage, la responsabilité pénale routière, les responsabilités partagées: parentale, l'échec aux examens, la résistance à l'oppression, la démocratisation dans l'entreprise, la responsabilité sociale envers les plus démunis, l'étendue du pouvoir légitime d'imposer en vue de quelque bien, et que d'autres encore qui nous intéresseront. Nous distinguerons bien l'éthique de la vie quotidienne de celle des cas extrêmes de la condition humaine.

2. Composez dans cet ordre: 1: le thème, 2. le ou les principes, 3. votre argumentation, 4. votre choix

10 pages minimum, sur ordinateur et selon la page-modèle, remises à la fois imprimées et sur disquette.

Indiquez à la fois vos idées affirmativement, et celles de vos opposants en les critiquant.

Évitez le piège à éviter: affirmer sans démontrer, sans prouver, sans argumenter.

Tout paragraphe doit être construit ainsi: la première ligne affirme, les suivantes prouvent l'affirmation.

Lisez un beau modèle de démonstration philosophique.

N'oubliez pas qu'Aristote parle toujours de l'homme « universel raisonnable »: soit l'homme sain, serein, calme, doué de raison, réfléchi et connaissant, sans lacunes, passions ou travers qui obscurciraient son jugement.

Le paradigme, --à défaut de l'appeler principe ou postulat--, de notre conception de l'éthique est le suivant: le fondement de toutes les éthiques est la vie, son maintien, sa protection, sa qualité et sa propagation.

UNE LECTURE INTERROGATIVE

DE

L'«ÉTHIQUE À NICOMAQUE»

Les grandes oeuvres, en toute discipline, servent à nous élever aux principes, aux universalités, voire aux conclusions les plus achevées auxquelles les plus beaux esprits de l'humanité sont parvenus sur un sujet particulier. À la lumière de l'Éthique à Nicomaque, en pastichant sa puissante manière de raisonner, répondez à ces questions éthiques qui habitent la réflexion contemporaine ?

L'éthique concerne-t-elle plus la volonté et l'intention que le comportement ?

Suis-je justifié de dire « J'ai fait le mal, mais je voulais faire le bien » ?

Peut-on prendre Aristote en défaut sur un point ou sur un autre ?

L'excès est-il toujours un mal ? L'orgie alimentaire, l'orgie sexuelle, l'audace époustouflante (Colomb, Lindberg), la torture des terroristes, le retrait de la protection des droits civils aux chefs de la mafia, le retrait des enfants aux membres des sectes religieuses, sont-ils des excès immoraux ? etc. (Prenez un seul des choix précédents).

Quelles sont les fautes éthiques propres à notre époque, et auxquelles une bonne citation d'Aristote remédierait ?

Des défauts qui sont les vôtres, dites ce qu'Aristote vous conseillerait ?

Aristote est-il puritain, sexiste, froid, démodé, ou tout le contraire ?

La base de l'éthique aristotélicienne est-elle naturelle, sociale, historique ou politique ?

L'éthique aristotélicienne convient-elle à tous les âges de la vie ? à tous les caractères humains ?

La passion est-elle une intempérance ?

Les droits civils et politiques sont-ils étrangers, compatibles, différents ou dans la suite des droits sociaux et culturels ? (Pour mieux répondre à la question, commencez par énumérer et définir chacun d'eux).

Les religions sont-elles désaxées, perverses dans leurs excès, et --bien qu'elles comportent une morale bien affirmée--, foncièrement anti-éthiques ?

La diversité des êtres justifie-t-elle, pour chacun et en quelques points, les excès par rapport à la moyenne (de l'homme universel raisonnable) ?

La raison, faculté éminemment aristotélicienne, est-elle un sentiment caché, un plaisir inavoué, une passion inconsciente ?

Composez un chapitre qui, d'après vous, compléterait l'Éthique à Nicomaque.

Une éthique, science du bien et du mal, peut-elle faire l'économie d'une psychologie, d'une métaphysique, de l'apport des autres sciences humaines ?

Les vices apparents peuvent-ils avoir, ont-ils quelques fois, de bons côtés secondaires ou ultérieurs ?

Les grands génies, les esprits les plus éminents, les gens d'action les plus courageux et les plus créatifs étaient-ils, dans leurs comportements et leurs choix éthiques, aristotéliciens ?

La sainteté est-elle un excès, un juste milieu ou un manque de quelque chose ? Et le martyr ?

La vie très souffrante, sans bonheur et sans espoir de bonheur, doit-elle être sacrifiée ? Par soi-même, par les autres

Si la fin ne justifie pas les moyens, puis-je tuer l'ennemi qui a juré ma perte ?

Si la fin justifie les moyens, puis-je tuer mon bébé gravement handicapé ?

Les grands malades (nécrophiles, sadiques, schizophrènes en crise, et autres malades dans leurs phases aiguës), sont-ils accessibles à la dimension éthique ?

Le criminel est-il plus malade qu'immoral ? Un héroïque soldat nazi était-il moral ?

Le bonheur est-il fait des petites choses que rien ne trouble, ou des grands troubles surmontés ?

Un puritain est-il un vertueux par tempérance ou un pervers par abstention ?

Si le libre marché crée à la fois la richesse générale et l'inégalité impitoyable, suis-je moral d'être riche ?

Une passion se gère-t-elle mieux, d'un point de vue éthique, par la répression ou l'assouvissement ?

Un juge doit-il obéir à la loi, même immorale, ou à l'éthique, même illégale ?

Un père, ou une mère, qui couchent avec leur enfant de 12 ans tout en étant admirables dans tous les autres aspects de leur mission éducative, sont-ils pervers et condamnables, ou originaux et excusables ? cf. Lolita de Nabokov

Un chef d'État peut-il ordonner la torture d'un terroriste arrêté en vue de sauver d'autres vies condamnées ?

Les cas extrêmes de la condition humaine (mort, meurtre, folie, douleurs atroces, drames effroyables, conflits sanglants, etc.) relèvent-ils tous des mêmes maximes éthiques qui ont été conçues pour la vie ordinaire en société, et doivent-ils leur être soumis ?

Le puritanisme sexuel est-il ignorance, peur ou vertu ?

Le prix qui honore un gagnant est-il immoral à cause de l'humiliation de tous les autres perdants ?

Le plaisir, sans dommage présent ou lointain, est-il le critère le plus sûr d'une norme éthique ?

Soldat nazi, dois-je obéir à Hitler qui m'ordonne d'arroser au lance-flammes de bons soldats démocrates qui se cachent sciemment dans le sous-sol d'une pouponnière bondée ?

Bon soldat démocrate, dois-je obéir à Patton qui m'ordonne d'arroser au lance-flammes des soldats nazis qui se cachent sciemment dans le sous-sol d'une pouponnière bondée ? (répondre aux deux questions jumelées)

La santé, le plaisir, le libre consentement, sont-ils des critères éthiques suffisants aux comportements sexuels ?

La douleur justifie-t-elle le retrait de la libre disposition de soi, ou l'accaparement par d'autres de notre destinée ?

Peut-on considérer les vices des hommes comme les erreurs d'une civilisation qui progresserait par la méthode d'apprentissage des «essais, erreurs» ?

Le mensonge ou la cachotterie sont-ils toujours immoraux, ou dire la vérité est-il toujours un bien ?

La jalousie est-elle le fondement du puritanisme sexuel ?

L'orgie sexuelle heurte-t-elle la morale ou l'instinct de propriété ?

La haine est-elle le plus grave des vices, et l'amour la plus grande des vertus ?

L'homosexuel est-il persécuté parce qu'il ne donne aucun enfant à la société ou parce qu'il est jalousé par les homosexuels refoulés ?

Le freudisme, le marxisme, la science politique, ont-ils un fondement éthique cynique, la science économique un fondement éthique cupide, la psychologie un fondement hédoniste ?

Le pouvoir (politique, social, marital, parental, professoral, entrepreneurial, bureaucratique) manipule-t-il l'éthique pour se maintenir ?

Le sentiment d'amour régule-t-il bien à lui seul toutes les exigences de l'éthique ?

Le bonheur se confond-il avec la vertu, et le malheur avec le vice ?

Les vices sont-ils aussi naturels que les vertus ?

Doit-on établir les principes et les normes éthiques à partir des situations moyennes de la condition humaine ou des cas extrêmes ?

Les média prospèrent-ils éthiquement dans la médiété aristotélicienne ou dans la médiocrité mercantile ?

À la naissance, sommes-nous naturellement vertueux ou naturellement vicieux ?

Pouvons-nous être vertueux ou vicieux uniquement envers soi-même ? uniquement envers les autres ?

La propagande politique ou commerciale manque-t-elle de sincérité ou de vérité ?

L'affamé est-il immoral de voler un riche ? L'opprimé de tuer un dictateur ? L'amoureux de forcer sa fiancé ? La mère de battre son enfant ? Le patron de congédier un père de famille ? La fille de provoquer sexuellement le beau séminariste qu'elle aime ? Le garçon de toucher sexuellement la fille apparemment non consentante qu'il aime ? Le rebelle de violer la loi promulguée par des pouvoirs insensibles ? Le savant de risquer sa vie ? de risquer celle des autres ? Le médecin expérimentateur de torturer des animaux ? Le politicien partisan de critiquer une loi bonne du parti adverse, et d'approuver une loi médiocre de son parti ? La prostituée de donner des leçons à domicile aux époux malhabiles ? (ne prendre qu'un choix)

La vulgarité l'est-elle par tabou ou par éthique ? Les tabous sont-ils tous injustifiés ?

La pornographie exhibe-t-elle ce que les vertueux font les yeux fermés, ou élimine-t-elle les bons sentiments qui accompagnent la sexualité commune ?

Le crucifix est-il une image pornographique nécrophile, ou un symbole d'une grandeur éthique irréprochable ?

Le juste milieu est-il le même pour tous ?

L'épanouissement personnel est-il définissable par la seule éthique ?

Le plaisir et la peine sont-ils des critères éthiques suffisants ?

L'expérience personnelle est-elle meilleure juge en éthique que la tradition, que la Bible, qu'Aristote, que les parents, que la loi, que les êtres exceptionnels ? (en prendre un seul)

L'éthique est-elle la policière, ou l'amante de notre vie ?

L'égoïsme et le légitime amour de soi sont-ils mieux distingués par la psychologie que par l'éthique ?

La génétique favorise-t-elle le développement de la science éthique, ou peut-elle prétendre la remplacer ?

Les grandes figures éthiques de l'histoire (Socrate, Bouddha, Jésus, Thérèse d'Avila, François d'Assise, Gandhi) étaient-elles des pervers inconscients et cachés, ou des figures sublimes presque inaccessibles à la raison ?

Pourquoi la mort, surtout la mise à mort, glorifie-t-elle, éthiquement même, les disparus ?

L'éthique existe-t-elle parce que nous sommes foncièrement, ataviquement, irrémédiablement vicieux ?

La vertu rend-elle heureux, et le vice malheureux, toujours et partout ?

Est-elle concevable une juste comptabilité des plaisirs pour compenser les peines inévitables de la vie ?

Les péchés capitaux et les vertus cardinales sont-ils toujours actuels ?

Y-a-t-il un progrès éthique dans l'évolution historique ?

Est-il concevable un organigramme des vertus, de leurs principes et de leurs applications ?

Le judiciaire est-il toujours éthique ? Le politique doit-il être toujours éthique ?

Les tabous relèvent-il de l'éthique ou de l'ignorance ?

Les lois et les règlements peuvent-ils être transgressés pour des raisons éthiques ?

La vertu la plus grande peut-elle venir à bout du vice le plus grand ?

Existe-t-il des preuves médicales, psychologiques, sociales, anthropologiques que la masturbation soit immorale, et des preuves du même type qu'elle soit hautement morale ?

Est-il moral d'arnaquer ou piéger un criminel ? de voler un voleur ? de violer un violeur ? de tuer un meurtrier ?

Ont-elles des arguments crédibles les disciplines (psychanalyse, sociobiologie) qui veulent phagocyter l'éthique ?

Renoncer à ses passions, est-ce renoncer à une part de soi-même, et à une des belles parts de la vie ?

Les pessimistes sont-ils au fond pervers, et les optimistes angéliques ?

Un viol est-il éthiquement moins grave si la victime obtient un orgasme ? Si la victime épouse son violeur ?

Le capitalisme est-il éthique ? Sinon, est-il corrigible ? Si oui, est-il justifié d'abandonner les pauvres ?

Le communisme était-il totalement pervers ou s'est-il perverti ?

La femme a-t-elle un droit de vie et de mort sur son ftus, et les pro-vie ont-ils un droit sur le ventre des femmes ?

Si l'être que vous aimez le plus au monde commet un crime, votre choix éthique privilégiera-t-il la loi qui vous oblige à le dénoncer, ou votre amour qui vous incite à le soustraire à la justice ?

Machiavel dans Le Prince est-il pervers par choix éclairé ou par ignorance de la nature humaine ?

Freud a-t-il quelque attirance pour la perversion ou pour la liberté scientifique ?

Entre amants follement épris, y-a-t-il des gestes sexuels pervers ? Si oui lesquels et pourquoi ? Sinon pourquoi ?

Contrevient-il à l'éthique celui qui désobéit sciemment à une loi injuste ? à une loi démodée ? à une loi inutile ?

La tricherie et le vol se guérissent-ils mieux par la psychologie ou par l'éthique ?

La psychologie et l'éthique s'opposent-elles, se nient-elles ou se complètent-elles ? Le couple puritain est-il moral de se refuser sexuellement pendant 10 ans jusqu'au mariage ?

Le couple libertaire est-il moral de s'ouvrir sexuellement à des aventures passagères ?

Le passionné est-il en excès, et l'impassible en manque ?

Devenir riche par des gains sur les taux de change, d'intérêt et de capitalisation boursière est-il juste ou injuste ?

Le drogué est-il un malade ou un vicieux ?

Dans Les Liaisons dangereuses, de Laclos, est-elle crédible cette quête d'amour véritable au moyen de vices sans retenue ?

Si les murs changent, l'éthique change-t-elle ?

Les religions ne se fusionnent-elles pas par paresse, intérêt, manque d'imagination, ou nécessité métaphysique ?

Existe-t-il un meilleur moyen que l'éducation pour promouvoir la science éthique et la morale civique ?

Les Fleurs du Mal de Baudelaire sont-elles perverses, ou sont-elles un flirt littéraire avec la perversion ?

L'idéaliste se nourrit-il de la négation ou de l'ignorance du vice ?

Le cynique se nourrit-il de la négation ou de l'ignorance de la vertu ?

Les enfants sont-ils des pervers polymorphes ou des anges, ou un mélange des deux, ou ni l'un ni l'autre ?

Les vertus et les vices sont-ils égaux entre eux et rigoureusement autonomes, ou procèdent-ils d'un principal ?

La pornographie rend-elle simplement visible ce qu'on juge vertueux en ne le voyant pas ?

La vertu s'apprend-elle plus facilement que la discipline où on a du talent, et le vice se désapprend-il plus difficilement que la discipline pour laquelle on est sans talent ?

L'art peut-il s'affranchir de la morale ?

Don Juan est-il intempérant ou exigeant ?

La criminalisation des drogues est-elle puritaine ou vertueuse, et leur décriminalisation visionnaire ou irresponsable ? Les familles respectives de Roméo et Juliette ont-ils eu des comportements immoraux ?

Est-il juste d'être forcé contre son gré à la générosité ? Éthique de voler pour les pauvres ? Juste d'être sans pitié envers les cruels ?

Un crime affreux peint sur une toile est-il immoral ?

La recherche scientifique peut-elle s'affranchir de la morale ?

Un suicide pour faire avancer la science est-il moral ?

Si la punition dissuade plus ou moins, le pardon récompense-t-il plus ou moins ?

Quelles sont les fautes morales les plus graves commises par les religions et les Églises, et les vertus les plus grandes pratiquées par les armées ?

Jumelez le plus grand nombre de métiers possibles avec leur vertu principale et leur tentation la plus menaçante.

Sur quels points convergent et divergent l'éthique et le judiciaire ?

La gauche est-elle plus vertueuse que la droite ?

Une femme est-elle morale de devenir volontairement enceinte contre la volonté de son conjoint avec la certitude que l'enfant les remplira tous deux d'un bonheur immense ?

Pourquoi les extrémistes commettent-ils plus de crimes que les modérés ?

L'individualisme est-il un approfondissement personnel, ou un retrait égoïste des autres ?

Hitler et Staline étaient-ils vicieux ou malades ?

La prostitution est-elle misérable par le discrédit social, la pauvreté, l'illégalité, l'exaction, la monnayage du contact, le manque d'encadrement étatique et juridique, le main mise mafieuse, le puritanisme de la majorité et l'hypocrisie des pouvoirs publics, ou par un principe éthique incontournable ?

Pourquoi la vertu passe inaperçue et le vice étonne ? Pourquoi au cinéma la vertu ennuie et le vice excite ?

Pourquoi les tribunaux coûtent plus cher à condamner le vice que les institutions ne dépensent d'argent à récompenser la vertu ?

La morale des Fables de La Fontaine est-elle toujours actuelle ?

Pour éponger le souvenir d'un crime ou d'une vexation, vaut-il mieux boire le Léthé des Grecs (l'eau de ce fleuve procurait l'oubli), ou le pardon des chrétiens ?

Y-a-t-il des vices et des vertus propres à chaque âge ? À chaque pays ? À chaque groupe social ? À chaque sexe ?

De quel bord, du vice ou de la vertu, penchent tous les rires, tous les sourires, tous les fous-rires ?

La charité chrétienne est-elle plus vertueuse que la bonté aristotélicienne ?

Quel est le vice le plus exploité au cinéma commercial, et la vertu la moins développée par le système scolaire ?

Prêter sa femme consentante à un ami de passage est-il moral, vicieux ou hospitalier ?

L'alcoolique est-il intempérant ou malade ?

Est-il moral d'enfermer de force un sans-abri pour le protéger contre les intempéries et autres dangers prévisibles ?

La maladie dispense-t-elle d'être vertueux, ou excuse-t-elle totalement de ne pas l'être un tant soit peu ?

Explique-t-on ses malheurs, se donne-t-on de bonnes raisons, s'excuse-t-on, pour se dispenser d'être volontaire ?

En vue du renforcement moral de l'homme, qui a raison: le Grec qui n'excuse pas la faiblesse, ou le chrétien qui la pardonne ?

La dureté du monde capitaliste a-t-elle remplacé l'armée pour discipliner les peuples ? Si oui, est-ce un progrès éthique ? Sinon, qui a remplacé l'armée ?

Le beau, le bon et le bien se confondent-ils toujours ?

Découvrez toutes les déficiences éthiques, réelles et potentielles, de votre technique professionnelle, et leur parade éthique respective ?

Le langage scatologique est-il un signe de sincérité, ou de vulgarité ?

La loi de l'offre et de la demande contient-elle une part de justice ?

Un riche qui dépense une partie seulement de sa fortune pour la communauté est-il toujours avide, exploiteur, égoïste et antisocial ?

Si le désir est le premier hommage, le refus est-il la dernière injure ?

Quand la démission a remplacé la révolution, quelles vertus nous épargneraient l'une comme l'autre ?

Éthique vient de « ethos » (le peuple). L'éthique, science du bien et du mal, relève-t-elle donc de l'opinion, de l'histoire, de la nature physiologique de l'homme, du pouvoir politique, ou de principes apodictiques, irréfragables ?

Si le plaisir est un bien comme le dit Aristote, le sommet de la vie se confond-il avec le plaisir le plus vif ?

L'être humain est-il si complexe, si insaisissable, si versatile, que les principes et les maximes éthiques, souvent fort simples, ne peuvent circonscrire correctement son comportement moral ?

D'un point de vue aristotélicien, l'éthique de l'Ancien Testament serait-elle un excès de dureté, et le Nouveau un manque de fermeté ?

Existent-ils des situations où la fin justifie les moyens ?

En détruisant leurs lettres personnelles qui auraient fait connaître leur intimité à la postérité, Freud et Thomas Jefferson ont-ils manqué de courage ?

L'éthique peut-elle, mieux que le droit, établir de tous les délits la juste peine ?

D'après L'érotisme de Francesco Alberoni, l'amour est-il par nature amoral, ou peut-il mieux que tout autre sentiment être un principe moral ?

La tolérance sociale peut-elle seule décider du juste et de l'injuste, du moral et de l'immoral, du licite et de l'illicite ?

Le juste est-il toujours l'égal, peut-il n'être que l'équivalent, que l'inégal en un aspect seulement ?

Le désir sexuel est-il le premier pas de l'amour, et l'amour le sommet du désir ?

Le cynisme est-il un effet de la lâcheté ou celui de la lucidité ?

Les parents ratent-ils quelque fois leur devoir éducatif par abus de pouvoir, négligence, égoïsme ou ignorance ?

Socrate, Jésus, Che Guevara ont-il été imprudents, aveugles, et suicidaires ?

Larry Flint est-il une victime ou un agresseur ? Le Dr Jivago est-il un amoureux honnête ?

Faire de l'argent jusqu'au maximum de concession de ses partenaires sociaux est-il juste ou injuste ?

La perversion est-elle moins ou plus grave parce qu'elle est raisonnée ?

La dé criminalisation de la drogue, de la prostitution et de l'euthanasie serait-elle un gain ou un recul éthique ? (en prendre un).

Est-elle morale une course aux armements pour protéger la liberté de son pays ?

Est-elle morale la vente d'armes à une dictature ? à une monarchie paternaliste ? à un pays en guerre ?

Est-il moral de faire justice soi-même en l'absence d'appareil judiciaire adéquat ?

Un revenu et un salaire égaux pour tous seraient-ils justes ? Sinon, quelle proportion d'inégalité devient injuste ?

La liberté d'expression doit-elle être totale ? La liberté vestimentaire ? La liberté sexuelle ? La liberté commerciale ? La liberté académique ? La liberté scientifique ? La liberté médiatique ? La liberté artistique ? (en prendre un seul).

La liberté sexuelle totale entre adultes consentants est-elle morale (éthiquement correcte) ?

La pudeur est-elle une vertu ? Les naturistes sont-ils des impudiques ?

La majorité de la jeunesse est-elle puritaine ou libertaire ?

Le naturisme heurte-t-il la pudeur, ou le puritanisme de la majorité ?

Pour définir une juste éthique, la riche et pesante tradition doit-elle prévaloir sur l'esprit visionnaire puissant et novateur ?

Dieu s'est-il refusé à créer un troisième sexe parce que les deux premiers étaient déjà trop cochons, ou Satan était-il pour une fois d'accord avec lui parce qu'il l'avait assez scandalisé d'en avoir créé deux de la sorte ?

Faites une enquête élaborée, selon les critères scientifiques stricts appris en Méthodologie des sciences humaines, des vertus désirées par vous chez votre voisin, votre conjoint, votre patron, votre employé, votre compatriote ?

Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra est-il désaxé, excessif, dangereux, ou tout le contraire ? (sujet difficile)

Le coeur de l'homme est-il maîtrisable par la raison ? Qui des deux définit mieux le bien et le mal ?

L'éthique consiste-t-elle à lutter contre ses passions ? à les moduler, à les contrôler, ou à les éteindre ?

Les hommes sont-ils féministes par ruse pour baiser encore plus ? Y-a-t-il un macho dans tout homme et une femme traditionnelle dans toute femme ?

les femmes aiment-ils les machistes pour baiser plus ? Les femmes traditionnelles (épouses et mères) le sont-elles pour la sécurité ?

Les rapports hiérarchiques, entre adultes et dans une démocratie, contreviennent-ils à l'éthique le plus élevée et la plus visionnaire ?

Existent-ils des avantages cachés aux vices, et des désavantages cachés aux vertus ?

La perversion est-elle une négation de l'éthique, ou son renversement ?

L'Humanité a-t-elle inventé des éthiques parce que l'homme est un animal malade ?

La grandeur éthique se trouve-t-elle dans l'homme (individuel ou social) ou hors de l'homme (par une transcendance religieuse) ? Dans l'homme individuel ou hors de l'homme collectif (la société) ?

Devient-on puritain, rabat-joie, sans passion exaltante, impassible, terne, inhumain, à trop s'occuper d'éthique ?

Si la vie sans péché, dit le vicieux, est plate et la vie de péché, dit le vertueux, est une misère, quels seraient dès lors, pour que ces deux-là vivent en société sans s'égorger, les péchés admissibles ?

Les rapports hiérarchiques dans l'entreprise contreviennent-ils aux principes de la liberté et de la dignité de la personne ?

L'habitude sans douleur des victimes d'injustices vaut-elle mieux que la révolte douloureuse de s'en libérer ?

L'amour est-il un impérialisme narcissique doucereux en vue de capter vers soi la destinée des autres ?

Une musulmane à la face voilée est-elle plus morale qu'une libertaire occidentale les seins dénudés ?

Chez l'être humain, la destructivité est-elle aussi naturelle que la constructivité ?

La punition, même en vue d'une juste fin, est-elle morale ?

L'équité salariale est-elle équitable ?

Une drogue, par définition, crée une dépendance et altère les facultés. Les drogues légales (café, thé, coca-cola, sucre, cigarette, alcool) sont-elles plus justifiées moralement que les drogues illégales (cocaïne, héroïne, morphine, crack, marijuana) ?

Pourquoi sommes-nous en désaccord avec le voilement des femmes musulmanes et en accord avec le body piercing des organes génitaux occidentaux ?

Sont-elles concevables une éthique féminine et une éthique masculine ?

«Un artiste est-il moral de tenir des propos obscènes, injurieux, diffamatoires, de même qu'inciter à la haine et à la violence ? »

Quelles sont les vertus essentielles pour jouir d'une vie de couple et d'une vie familiale durables et heureuses ?

Est-il contradictoire ou réaliste que le sage cajole un tant soit peu ses «petites folies» ?

«Quelle proportion de votre salaire brut devrait être taxée ? + Quelle serait la part idéale de l'État dans l'économie?

«Quelle est la plus morale et la plus immorale des 5 idéologies ? Classez-les par ordre de moralité, du + à - »

«Auriez-vous lancé la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki ? »

«L'Église catholique se contredit-elle quand elle dit s'appuyer sur la loi naturelle? le libéralisme sur la tolérance sociale ? le communisme sur la lutte des classes ? les partisans de la peine de mort sur le christianisme ?»

«La somme des intérêts privés constitue-t-elle le bonheur public ? »

«Identifiez toutes les valeurs absolues et toutes les valeurs relatives, et justifiez-en le statut ?»

«Jusqu'où doit s'arrêter, dans un pays qui veut conserver son unité politique, la diversité culturelle ?»

«Sommes-nous tenus de favoriser un étranger plus qu'un compatriote, plus un membre de notre famille qu'un compatriote ? plus notre conjoint qu'un membre de notre famille ? plus notre enfant que notre conjoint ?»

«La classe politique, plus instruite en moyenne (avec bacc. universitaire) que l'ensemble des citoyens (secondaire V) est-elle justifiée de voter des lois plus humanistes que celles désirées par l'ensemble des citoyens ?

«Identifiez toutes les valeurs, et classez-les par ordre d'importance selon votre opinion morale personnelle »

«"Ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui" Dans quel cas ou situation cette maxime est incorrecte ?»

«L'ambition, le désir de s'enrichir, l'esprit de compétition sont-ils des vertus médiocres ou des vices mineurs ? »

« Le meurtrier d'un conjoint peut-il moralement recouvrer tous ses droits parentaux ? »

« Le policier qui tabasse un jeune délinquant voleur d'auto pour lui éviter la prison, et le sauveur qui blesse encore plus un accidenté de la route en le sortant de l'auto accidentée, sont-ils tout de même moraux dans leurs deux gestes illégaux ? »

« Peut-on mentir absolument à son enfant pour maintenir en lui le goût et la beauté de la vie ? »(le film La vie est belle)

«Le guerrier est-il perversement cruel ou héroïque, le pacifiste fraternel ou lâche ? » (le film La mince ligne rouge)

«Une éthique, parmi celles du site Web de M. Légaré, peut-elle prétendre sans prétention à l'universalité ?»

« La discrimination positive, envers les femmes, les minorités visibles, les handicapés, est-elle juste »

«Votre éducation religieuse vous a-t-elle rendu coupable de vos actions et de vos désirs ?»

«Le libéralisme hédoniste, l'idéologie triomphante d'aujourd'hui, est-il fautif, améliorable, le meilleur, pour fonder une éthique universelle heureuse ? »

«Commet-il une faute morale (envers lui-même) celui qui affirme: "J'accepte et j'assume de vivre 8 ans de moins mon plaisir et libre choix de fumer" ? »

Découvrir en tous et chacun une promesse de bonheur et de grandeur, est-ce le sommet de toute quête éthique?

Concepts fondamentaux en éthique

Le bien est tout bonnement «ce qui nous fait du bien, maintenant et plus tard»; le mal, «ce qui nous fait mal maintenant et plus tard». Définition tautologique bien sûr. Le bien se définit par l'admiration qu'il suscite, et le mal par sa réprobation.

Un vice est le contraire de la vertu, qui est selon Aristote, une bonne habitude en vue du bien. Conséquemment, le vice est une mauvaise habitude en vue du mal.

Bonnes moeurs ou mauvaises moeurs sont des comportements loués ou blâmés par la société.

Distinguons une erreur, un péché, un crime, une faute morale:

Une erreur est une faute d'intelligence. Se tromper de route, ou dans un examen de math est une faute selon l'intelligence, une faute d'attention, ou un défaut de mémoire.

Une faute morale est une faute selon ou contre une éthique. Si tu es libéral, le libéralisme condamne le vol, donc si tu voles tu commets une faute éthique (libérale).

Le péché est une faute morale selon la loi de Dieu, le péché est une désobéissance à la loi de Dieu. Ainsi, par définition un athée ne commet jamais de péché.

Le crime est une faute selon le code criminel ou selon d'autres lois juridiques.

En conclusion, il est impossible à un être humain dans toute une vie de ne pas faire des erreurs ou des fautes morales. Il est très possible et assez facile à chacun de ne jamais faire de péché (on n'a qu'à ne pas croire en Dieu) ou de ne pas faire de crime (on n'a qu'à obéir aux lois).

Trois types de lois:

La loi (juridique) est une prescription, écrite la plupart du temps, émise par une autorité politique

Une loi scientifique (f=ma), est une constance constatée dans les phénomènes.

Une loi morale est une prescription édictée par une éthique ou par une conscience. Par exemple, ne pas voler.

Les actes simples (ne pas mentir) sont souvent à la fois des fautes morales, des péchés, des crimes puisqu'ils sont interdits par presque toutes les éthiques, les lois ou les religions. D'autres interdits ne le sont que par l'un d'entre eux, tels ne pas faire l'amour hors mariage (religion), rouler à moins de 100 km (le code de sécurité routière), prendre tous les plaisirs sains et avec modération (épicurisme).

RÉFLEXIONS EN CLASSE

La liberté diffère de la religion, plus intolérante

Lire aussi d'autres textes sur d'autres sujets à http://www.iquebec.com/oeuvres-de-jacques-legare

(Page-titre de votre 1ère dissertation philosophique)

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Votre sujet (en abrégé et en lettres moulées)

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votre nom (en lettres moulées)

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votre groupe

(3 points perdus sur 30 par élément manquant)

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Votre sujet (en abrégé et en lettres moulées)

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votre nom (en lettres moulées)

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votre groupe

Exemple: Légaré, J. «Audacieuses. Orient et Occident. Histoire»
Exemple: Platon, cité dans «Les grandes éthiques universelles»
(3 points perdus sur 30 par élément manquant)

et sur mon honneur, je signe pour en faire foi:

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votre nom (en lettres moulées)

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votre groupe

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et sur mon honneur, je signe pour en faire foi:

« La peine de mort est-elle juste ou injuste ? »

oui sujet de dissertation philosophique

PLAN: La question: « La peine de mort...»

Le principe: Le devoir, le plaisir, l'ordre social, la liberté individuelle, la conscience, la justice, la prudence, la logique, la nature, etc.

L'argumentation: (la plus longue partie): arguments tirés d'Aristote, des sciences de l'homme et de la nature, de l'expérience commune, de votre expérience personnelle, de l'Histoire, de la logique envers les principes évoqués, de la rhétorique, de vos lectures littéraires, des films sérieux, etc. Un argument rhétorique se définit ainsi: le plus bas, il fait rire votre lecteur, ridiculise votre contradicteur, contient une part de vérité. N'en utilisez pas trop.

En conclusion, le choix éthique: Non, leur choix est éthiquement fautif, et inacceptable moralement.

Oui, mon choix est éthiquement correct et acceptable moralement.

La peine de mort est-elle juste ou injuste ? Assurément qu'elle est juste, et je vais le démontrer par l'irrécusable principe de l'égalité entre le préjudice et le châtiment.

En vérité, il y a plusieurs principes à partir desquels la peine de mort se justifie. Autant de principes qui sont autant d'arguments valables. Mais il y a bien d'autres arguments qui ne sont pas des principes -des points de départ-, mais qui découlent des principes. Par exemple, l'ordre social est un principe, et l'argument qui en découle est la nécessité de ne pas avoir peur de ses compatriotes qui s'abandonnent au crime contre nous. Il y a un ordre social à préserver et le criminel le bouleverse. Il n'y a pas d'ordre social qui se tienne sans la fermeté punitive qui le préserve. Cette peur constante ou aggravée saboterait toutes les ententes entres les citoyens et couperait à terme tous les liens sociaux. Ainsi, éliminer physiquement les assassins nous rassure contre eux. La peur que les meurtriers nous inspirent disparaît par leur disparition.

Notre compassion à ne pas les exécuter n'est pas la grandeur d'une âme ferme, mais une faiblesse d'une intelligence inconséquente. Un Texan de la rue, dont l'intelligence respire le bon sens, a dit un jour: "Vous enlevez la vie à quelqu'un; vous perdez la vôtre et vous n'avez que ce que vous méritez. C'est aussi simple que cela" (PC, 7-12-98). 80% des Texans pensent comme lui. Ils ont mis en oeuvre 160 des 491 exécutions permises aux USA depuis 1976.

Il n'y a pas de reconnaissance à espérer d'un meurtrier qu'on absout. Il recommencera en vous riant au nez de vous avoir berné. Vous vous laissez berner par le criminel qui demande une grâce qu'il a lui-même refusée à sa victime. En intelligence le meurtrier paraît plus solide que vous l'honnête citoyen. Le meurtrier a intérêt à être plus retors que vous pour sauver sa vie, mais vous avez l'obligation de l'être tout autant, voire plus, pour réparer celle qu'il a réduite à néant, et prévenir ses potentielles victimes.

La loi, qui doit être obéie par les meurtriers, ne l'est pas et ne le sera pas plus par les bontés que vous leur prodiguerez à votre détriment; mais elle sera bel et bien obéie par la force que vous leur imposerez.

La loyauté envers notre loi commune fait le bon citoyen, la déloyauté le mauvais. Le meurtrier, déloyal au suprême degré, doit subir le châtiment tout aussi suprême. Le même qualificatif tient lieu d'égalité, donc de justice, entre la faute et le châtiment. Pourquoi laisseriez-vous la vie à ce père qui a volontairement injecté du sang contaminé au sida à son fils de 2 ans pour couper court à la pension alimentaire qu'il lui versait ?

Quand un voleur est puni, ne trouve-t-on pas juste et conséquent qu'il rembourse la valeur du bien volé; on exige même qu'il rembourse un peu plus pour compenser le désagrément temporaire causé au volé et pour effacer l'injure faite à la loi transgressée. Il est illogique d'en exiger moins d'un meurtrier qui cause un tort plus grand encore, car irréparable.

Le contrat social, métaphore imaginée par Hobbes et reprise par Rousseau, par lequel je m'engage au respect et secours mutuels avec mes semblables, fonde la société. Ce contrat a été rompu par le meurtrier qui fit sur sa victime tout le contraire du respect et du secours. Il est passible de la peine de mort dit l'un des tout premiers fondateurs de la démocratie libérale moderne, John Locke. Rousseau pensait de même, et Kant aussi. Le plus grand humaniste de la Renaissance, Érasme, acceptait même qu'on les torture.

La peine de mort existe depuis plus longtemps et dans plus de pays que son contraire. La constance géographique et historique doit prévaloir sur une nouveauté dont l'efficacité n'a pas encore pu être universellement prouvée, sur une mansuétude qui nous paraît une trahison envers la justice séculaire, voire multimillénaire. Une loi ancienne, même sévère, est meilleure qu'une loi nouvelle, même plus douce. L'ancienneté contient un plus grand réservoir d'expériences concluantes qu'une nouveauté.

Les intellectuels, les humanistes, les philosophes, ceux qui se croient plus éclairés que les autres, préconisent l'abolition de la peine de mort; mais le peuple, le peuple au bon sens a toujours reconnu la justesse de la peine de mort pour le meurtrier. Les membres de l'intelligentsia veulent toujours paraître plus intelligents que la loi, et tentent toujours de la modifier au dernier moment et selon leurs désirs. Le peuple veut bien plutôt la stabilité des lois, car il voit la justice dans la constance. À l'opposé, les autres prétentieux, qui dans les media compétitionnent par vanité publicitaire et ambition politique, voient à tort la justice dans la conformité de la loi à la meilleure idée qu'ils viennent tout juste de cogiter. Ces humanistes errent et se laissent griser par le plaisir d'argumenter habilement, tandis que c'est le peuple qui vivra avec leur meurtrier qu'ils auront épargné et qui paieront $70 000 par an pour le garder en prison jusqu'à ce qu'il y rende l'âme par la voie naturelle, qu'il a bloquée naguère à sa victime. Les grands chefs mafieux sont plus forts que de nombreux États, contrôlent dans l'ombre de grands États démocratiques comme l'Italie de Andréotti dans les années 1980s, corrompent juges, avocats, ministres, fonctionnaires, législateurs, policiers., et tuent assez souvent de jeunes enfants, volontairement ou par accident lors des guerres de clans. Le refus des intellectuels de la peine conséquente à un tel péril amène nos pays à leur perte. En conséquence, la démocratie implique que l'opinion du peuple, plus nombreux, plus sensé et moins idéaliste, prévale.

Il y a même une secrète connivence entre ces beaux esprits faussement charitables et les meurtriers. Tous ces psychologues, philosophes, avocats, gardiens de prisons, commissaires aux libérations conditionnelles gagneront facilement et confortablement leur vie à s'occuper des petits bobos psychologiques, juridiques et sociaux de ces pauvres petits misérables gardés en prison à nos frais à se polir les muscles au body building à même des jouets qui nous coûtent la peau des fesses ! Et que dire de ces professeurs contre la peine de mort, pourtant bien éloignés des prisons et des cours de justice, qui pontifient sur les nécessaires bonté et mansuétude humaines. En vérité, ils se tapent vaniteusement la bedaine devant leurs étudiants, qui préféreront toujours un professeur gentil à un professeur sévère.

Il faut éviter de se laisser berner par la magie doucereuse d'un bel idéal, mais au contraire se laisser conduire par la fermeté du réel qui consiste ici dans l'horreur d'un crime et la perte d'une vie noble et chère à ses proches. Le monde idéal, angélique et déconnecté des abolitionnistes, n'est pas le vrai monde. Le vrai monde, c'est celui des meurtriers et des victimes. Vivons donc sur terre si nous voulons y vivre longtemps.

Aurions-nous la même attitude envers le meurtrier de notre propre femme, de notre propre mari, frère, sur, et enfant chéri ? N'appliquons pas un double mesure, qui est une injuste mesure, en graciant un meurtrier qui ne nous a pas touché et en tuant par juste colère le meurtrier de ceux qu'on chérit le plus au monde. Quand il y a deux justices, il n'y a pas de justice. Nous pouvons le vérifier empiriquement: allons interviewer les anciens abolitionnistes victimes à leur tour d'actes criminels graves.

Le meurtrier n'avait rien à craindre de la victime, et il l'a tuée. Nous avons à craindre de lui et il voudrait qu'on l'épargne ? La logique, par nature, est la suite conséquente. Si nous refusons la logique, nous serons contraints de le récompenser pour son meurtre. L'absurdité guette l'inconséquent par faiblesse, guette le bon sans tête et le bienveillant sans prudence.

Le meurtrier fut nourri par ses parents respectueux des lois, instruit à l'école payée par ses compatriotes, et il nous rend ces bontés par la mort d'un innocent, par convoitise, colère, ou froide préméditation. L'indignation est dès lors juste, et le pardon aberrant. La nature elle-même, notre guide en la matière, est plus juste que les abolitionnistes. Un champ donne des fruits s'il a reçu de la pluie et du soleil, et ne donne rien s'il reçoit froidure, sécheresse et obscurité. Il est donc, métaphoriquement à tout le moins, non naturel d'épargner la vie de celui qui l'enlève aux autres, qui ne rend pas les bontés reçues. Pire encore, il nous les renvoie souillées de sang, de haine et de mépris.

Le meurtrier n'a rien, ou presque rien, à reprocher à la cité qui lui a donné la vie. Il a préféré avec arrogance la force brutale avant le droit. Il est donc minimal que nous lui imposions en conséquence la force ultime avec le droit. En plus, si nous acceptons la légitime défense qui nous excuse de tuer notre agresseur, pourquoi refuserions-nous le même droit au tribunal qui représente la société tout entière ?

Même s'il a quelque bonne raison de tuer sa victime, lui donner raison pour ses raisons est une incitation pour d'éventuels meurtriers d'en trouver de meilleures qui échapperont à votre lucidité, déjà obscurcie par votre bonté mal placée. L'économiste peut signaler que si le crime est payant, vous créez une offre criminelle. Si le crime est coûteux, vous en diminuez l'offre d'autant. Si vous demandez ardemment la punition la plus sévère, son prix (nombre d'exécutés) sera d'autant plus bas que votre demande sera forte. Le crime coûte moins cher à combattre quand on le combat avec la rigueur extrême, et devient à la longue fort coûteux quand on l'encourage par notre faiblesse à le punir sévèrement.

L'exemplarité du châtiment en vue de la dissuasion a été mis en doute récemment par des statisticiens. Mais les statisticiens peuvent-ils quantifier les crimes dissuadés qui n'ont pas été commis ? Pour qui sait compter, un meurtrier de moins sur terre, c'est avec une certitude absolue, un récidiviste potentiel de moins. Nous reconnaissons que cet argument ne convainc guère ceux qui ont besoin d'être tués pour comprendre.

Plus encore, nous les invitons à pratiquer l'exercice de logique suivant: à propos de l'abolition de la peine de mort, que les assassins commencent les premiers !

Chez les êtres humains, la peur --disent les spécialistes en marketing-- est le sentiment le plus puissant, celui qui fait agir les gens avec le plus de force et de promptitude. Voilà le bon sentiment excitable pour dissuader le criminel potentiel. Vos bontés au contraire l'attirent et l'encouragent comme le miel. Le temps et l'argent que nous consacrerons à combattre des criminels de plus en plus nombreux et des crimes de plus en plus grands nous seront gaspillés et soustraits pour toutes les autres bonnes et belles occupations et entreprises de la vie. La peine de mort ne punit pas seulement le criminel, elle récompense le bon citoyen., et inversement.

La pitié, la souplesse, l'indulgence valent pour les amis de la cité, non pour ses ennemis. Qui n'a pas de bonne volonté envers toi ne mérite pas ta confiance, encore moins ton pardon en cas d'agression. Penser le contraire, c'est un abandon suicidaire à toutes les forces néfastes à la vie. Il faut se remémorer la peur, la douleur de la victime quand on juge de la peine, non le visage impassible, voire même bon enfant, du meurtrier tiré à quatre épingles dans le box des accusés. Tout homme au repos attire naturellement la sympathie. Vous ne jugez pas un homme silencieux, mais un crime odieux. Identifiez-vous à la victime, car sans elle il n'y aurait ni crime, ni châtiment. Si vous vous identifiez plutôt au meurtrier, un de vos compatriotes, ou vous-même, serez sa prochaine victime. Donneriez-vous un cadeau empoisonné à vos amis? Alors pourquoi vous en donner un à vous-même en laissant un meurtrier vivre dans votre pays ?

Si vous l'épargnez, le meurtrier vous sera-t-il reconnaissant ? Même les abolitionnistes n'avancent pas cet argument tellement il est aux antipodes de la réalité des choses. Non seulement le meurtrier ne vous remerciera pas sans mentir, mais il vous tuera à la première bonne occasion où un vif intérêt lui en donnera l'envie. Le narcissisme d'un meurtrier est colossal et la nécrophilie est inguérissable.

Le Christ, lui-même mort sur la croix, et injustement, n'a pas nommément réprouvé la peine capitale. Les abolitionnistes se croiraient-il plus saints que lui ?

La peine de mort réaffirme la valeur de la vie. Ce paradoxe atroce affirme qu'on punit de mort ceux qui tuent pour avoir méprisé le respect de la vie. Il est oiseux de prétendre que tuer par justice est aussi meurtrier que tuer par crime, car l'antériorité est l'argument majeur pour réfuter cette spécieuse allégation. Le meurtrier criminel a tué le premier, la société l'élimine bien après. En clair, le meurtrier est cause des deux morts: celle de sa victime et la sienne, et il le savait avant de commettre les deux.

Il est évident que la peine de mort s'applique au criminel sain d'esprit, en bonne capacité de ses facultés principales, en l'occurrence le jugement moral par lequel on distingue le bien du mal.

D'ailleurs, sa santé d'esprit plaide contre le meurtrier qui veut échapper au châtiment suprême. Souvent, il a tué sa victime pour cacher un forfait moindre. Il a volé une vie pour cacher un vol de voiture ou un vol au dépanneur, pour s'éviter une petite peine. La vie des autres ne pèse pas plus lourd en son esprit que 6 mois de prison pour une rapine minable. Dit autrement, l'immense douleur qu'est la perte de la vie ne pèse rien en son esprit sain en comparaison d'un petit sacrifice compensateur pour la société. Si nous lui appliquions sa propre échelle de valeur, nous devrions le pendre pour un excès de vitesse. Et il nous refuse sa vie pour compenser celle de sa victime. Pourquoi aurait-il le droit, pour défendre sa vie, d'être plus illogique que nous? Pourquoi même argumentons-nous pour justifier une action punitive sur un criminel qui n'est lui-même ni juste ni logique ?

À la rigueur, si nous concédons que la peine de mort est une injustice envers le meurtrier, il mérite encore la mort pour que nous vivions en paix et en toute sécurité. Même si la peine est trop dure, sa disparition nous est trop nécessaire. La seule pensée qu'il pourrait recommencer suffit à l'éliminer pour notre quiétude d'esprit. Il lui appartenait de réfléchir à cette peine exagérée avant de commettre une faute si grande. Il a pris un grand risque pour un plaisir morbide fort grand. Il est normal et juste que le joueur perdant perde sa mise. D'ailleurs, cette exagération du châtiment n'est qu'apparente. En effet, si c'est beaucoup de peine sur un seul, l'inquiétude de le savoir encore vivant est une petite peine sur des millions de citoyens. La masse dispersée égale bien la masse concentrée.

La meute de loups chasse selon des rôles stricts attribués à chacun. Pourquoi serions-nous moins intelligents que les loups ? Ils abattent tout congénère déviant pour préserver la cohérence et le bon fonctionnement du groupe. La nature, dit Aristote, est ce qui est toujours et ce que l'homme ne peut modifier. Si nous la modifions la nature par fantaisie démissionnaire et imprudente, tel Icare nous tomberons du ciel comme lui.

Il ne faut surtout pas tarder dans l'application de la peine de mort contre les meurtriers, car le temps émousse l'indignation, l'un des fondements du critère du mal dit Aristote lui-même qui n'était pas abolitionniste. La bonté naturelle de l'homme peut bénéficier au criminel quand le temps efface en nos esprits l'horreur de ce corps mutilé de la victime qu'il a avilie.

Si, enfin, vous jugez que la peine de mort heurte insupportablement votre jugement moral, rien ne vous empêche de quitter vous-même la société pour vivre sur une île déserte. Vous serez à l'abri de la peine de mort, car vous y serez le seul législateur et vous l'interdirez. Mais êtes-vous bien sûr d'être à l'abri d'un meurtrier de passage ? Les meurtriers ne respectent pas plus le droit de propriété que la vie du propriétaire. Même le pape, entouré de saints hommes, s'entoure de gardes suisses dont il n'est pas dit qu'ils servent uniquement pour les affaires extérieures... Selon certaines spéculations, Jean-Paul 1er aurait été empoisonné.

En conséquence et finalement, oui, mon choix de la légitimité de la peine capitale est éthiquement correct et acceptable moralement. Jacques Légaré, ph.d.

« La peine de mort est-elle juste ou injuste ? »

non sujet de dissertation philosophique

PLAN: La question: « La peine de mort...»

Le principe: Le devoir, le plaisir, l'ordre social, la liberté individuelle, la conscience, la justice, la prudence, la logique, la nature, etc.

L'argumentation: (la plus longue partie): arguments tirés d'Aristote, des sciences de l'homme et de la nature, de l'expérience commune, de votre expérience personnelle, de l'Histoire, de la logique découlant des principes évoqués, de la rhétorique, de vos lectures littéraires, des films sérieux, etc. Un argument rhétorique se définit ainsi: le plus bas, il fait rire votre lecteur, ridiculise votre contradicteur, contient une part de vérité. N'en utilisez pas trop.

En conclusion, le choix éthique: Non, leur choix est éthiquement fautif, et inacceptable moralement.

Oui, mon choix est éthiquement correct et acceptable moralement.

La peine de mort est-elle juste ou injuste ? Assurément qu'elle est injuste, et je vais le démontrer par l'irrécusable principe de l'égalité entre toutes les personnes humaines, qu'elles soient vertueuses ou accablées par l'une des faiblesses les plus graves qui soit, la faute criminelle meurtrière

Les partisans de la peine de mort pêchent toujours par l'emportement et la précipitation, qui sont les caractéristiques des intelligences rustres, aveugles et bornées. Jadis, on pendait illico les assassins, voire les voleurs et les mendiants affamés. Aujourd'hui, les délais sont plus longs, et semblent augmenter l'impatience des partisans de la peine de mort. La preuve en est qu'ils ont toujours quelque rage qui anime le fond de leur argumentation. Ils usent même de la calomnie et du dénigrement en traitant de lâches ceux que la réflexion guide ou que la bonté naturelle anime. Avec habileté, les partisans de la peine de mort vont même insinuer que les abolitionnistes ont quelque intérêt à la récuser, comme s'ils étaient payés en sous main par la mafia ou lui étaient attachés par quelque lien infâme. Le combat loyal des idées est le seul digne d'une démocratie et d'un pays d'excellence.

On comprend aisément les proches des victimes de vouloir la mort du meurtrier d'un être cher. Mais devraient-ils avoir droit à la discussion s'ils ont l'esprit obscurci, le jugement troublé par une peine extrême ? Laisse-t-on le médecin ivre opérer un malade ? Un professeur gelé donner son cours ? Un policier cardiaque procéder à des arrestations ? Apollon, dieu de la raison calme chez les Grecs, était le seul que l'on invoquait pour les causes extrêmes; jamais Dionysos, dieu du vin et de la déraison chez les Grecs, qui était toujours saoul avec les hommes-satyres et les femmes-ménades dans une orgie permanente. Bref, la sagesse est au rendez-vous des passions calmées.

Le bon sens doit nous guider dans la disposition légale d'un meurtrier. Pourquoi penser à lui ? Ne vaut-il pas mieux penser, dans un premier temps, à notre intérêt seul ? Nous nous épargnerons d'être guidés par l'esprit de vengeance ou par quelque douleur liée à son crime.

Quel intérêt avons-nous de transformer un homme, même méprisable, en steak haché ? Le mangerons-nous comme nous mangeons les bufs, les moutons et les poulets que nous abattons ? Sommes-nous comme Hitler qui faisait faire des tapis avec les cheveux de ses victimes juives, et des toiles d'abat-jour avec leur peau desséchée ? L'acte exterminateur lui-même, sans intérêt pour nous, est donc insensé à l'aune de nos intérêts immédiats.

Le mal est naturel en l'homme, comme l'eau des rivières. Aucune loi ne peut empêcher le crime d'apparaître. Pourquoi une punition extrême empêcherait le crime de réapparaître, ou ressusciterait la victime, si aucun barrage ne peut arrêter une rivière, qui finit toujours par le déborder ?

Dans l'histoire, les châtiments les plus cruels, les plus infamants, les plus épouvantables ont été infligés, sans que jamais ces crimes ne disparaissent dans les contrées où ils étaient appliqués. On poussait même l'exemplarité de la peine en exécutant sur la place publique, à coups de barres de fer et devant les yeux des enfants les plus sensibles, les suppliciés qui hurlaient à faire vomir ceux qui avaient le courage de ne pas se boucher les oreilles. Les meurtres à ces sombres époques des châtiments horribles, nous relate J.-C. Chesnais dans son Histoire de la violence, étaient plus nombreux qu'aujourd'hui.

Il y a toujours des voleurs dans les pays où on leur coupe la main. La raison est simple: le meurtrier n'entre pas dans ses calculs la peur du châtiment qui le laisse insensible, qui n'est que possible, et qui n'arrive qu'aux autres. Cessez-vous de conduire malgré le millier de morts annuel sur nos routes québécoises ? Les accidents n'arrivent qu'aux autres se dit l'automobiliste, comme la peine capitale n'arrive qu'aux demeurés se dit le meurtrier.

Le dénuement, l'arrogance, la convoitise, la présomption, l'ambition démesurée, l'audace ivre et juvénile, la fièvre romantique, la prétention vaniteuse, toutes ces passions irréfléchies font des meurtriers des jouets involontaires pour des crimes qu'ils ne contrôlent qu'à moitié, pour ne pas dire nullement. Le meurtrier ne calcule même pas qu'il pourrait se faire prendre ! Jamais une délibération sans faille ne précède un meurtre. Ce n'est qu'en apparence qu'un meurtrier calcule et suppute. Derrière son geste se meut une force impérieuse qui commande à toute sa personnalité.

La dissuasion présumée de la peine de mort est absolument nulle pour la raison évidente suivante: A-t-on déjà vu un meurtrier commettre un crime avec la certitude de son châtiment ? Ils croient tous être assez malins pour en échapper. Ainsi, la peine prévue, même capitale, ne peut les dissuader. Peut-on craindre ce qu'on croit ne pouvoir arriver ? Au Canada, les meurtres ont diminué depuis l'abolition de la peine de mort en 1976. Aux USA, 3000 condamnés attendent dans leur exécution. 358 ont été exécutés depuis 1977; pire, 23 innocents ont été exécutés depuis 1900. Et c'est le pays occidental où les meurtres sont les plus fréquents.

Il peut même arriver que la peine capitale incite au meurtre, et les multiplie. Pourquoi s'arrêter de tuer qu'une seule victime si en tuer plusieurs ne peut aggraver la punition déjà maximale ? En plus, le meurtrier résistera aux policiers en les tuant plus allègrement s'il sait qu'il n'a rien à perdre puisqu'il a déjà tout perdu.

Si nous réussissons par nos soins vigilants à réhabiliter un meurtrier, surtout les meurtriers colériques ou sous l'effet de l'alcool ou de drogues, nous gagnons, nous retrouvons un citoyen perdu. Nous coupons-nous le doigt parce qu'il est enflé ? Nous le coupons quand est il déjà sans vie par brûlure ou engelure. Pourquoi enlever à la vie un citoyen toujours vivant, possiblement, voire probablement, réformable et rééduquable ?

Albert Camus disait: «Entre la justice et ma mère, je préfère ma mère». Ne devons-nous pas travailler à ce que la Justice soit, pour tous et chacun d'entre nous, plus une mère qu'un bourreau ?

La vigilance préventive de nos institutions doit prévaloir sur la sévérité de nos lois. Vaut mieux s'abstenir de salir que de constamment nettoyer. Serait-il sage de paresseusement tuer les meurtriers au lieu d'essayer de comprendre à fond, scientifiquement, le crime qui a pris naissance en eux au point de les amener au bord de leur propre mort ? Par la recherche, animée d'espoir et de talents, la civilisation croît en qualité de vie. Mettons nos ressources à la prévention et à la rééducation des meurtriers, à la recherche médicale et à la recherche scientifique en sciences humaines pour un jour avoir la maîtrise totale de la criminogènie, qui nous amènera à tarir le crime à sa source: les personnalités troublées ou malades, et les environnements socio-économiques criminogènes. Pasteur ne brûlait pas les virus et les bactéries, il les étudiaient. Ceux qui tuent par justice n'ont jamais rien inventé, sauf la guillotine et la chaise électrique; ceux qui aiment la vie par dessus tout ont inventé les millions de produits qui la maintiennent et l'embellissent. Une cité, un pays, une civilisation grandissent des cerveaux qu'ils attellent à résoudre les problèmes les plus difficiles et apparemment insolubles. Les solutions mécaniques et expéditives (arrache-lui la tête !) sont l'antipode des remèdes efficaces, spécifiques aux problèmes précis. Elles prennent du temps, mais sont les meilleures, comme les vins les plus vieux, les institutions les plus anciennes, les chefs-d'oeuvre les plus antiques.

Le risque de condamner un innocent est toujours assez élevé. L'histoire en rapporte d'assez nombreux exemples, tel M. Milgard dans l'Ouest canadien. Il vaut mieux 100 meurtriers vivants en prison qu'un seul innocent jeté dans sa tombe par une justice accidentellement errante. Dans le cas de O.J. Simpson, toute l'Amérique était divisée sur son cas, et elle le serait assez souvent pour d'autres cas tout aussi peu clairs.

Si nous regardons le bien de la population dans son ensemble, elle se croit elle-même mieux gérer par des lois douces que des lois dures. On aime la douceur pour soi et tout le temps. Il serait illogique de souhaiter le contraire pour les fautes les plus graves, car nous ne changeons pas d'opinion si nous envisageons le châtiment que nous souhaiterions pour nous-même si nous étions fautif par quelque infortune morale grave.

Les partisans de la peine de mort se disent justiciers; en réalité, ils sont vengeurs. Ce qui distingue une justice dure de la vengeance, c'est l'absence de colère ou de haine apparente. Mais elles sont semblables si on les compare au résultat tout similaire: l'élimination physique d'un être humain. Les partisans de la peine de mort se vengent, tout le contraire de l'amitié qui aide en détresse; et la faute morale, même criminelle, est une détresse immense. Nous ne condamnons plus le suicide, nous le déplorons. Pourquoi ne ferions-nous pas la même chose avec un meurtre qui a le même résultat, la disparition d'un être humain affectivement délabré ?

Comment peut-on juger moral la mise à mort d'un condamné quand on ne peut nullement la faire procéder du principe kantien de «la bonne volonté», ou du principe aristotélicien de la «médiété» ( la juste mesure entre un manque et un excès ), ou de la poursuite utilitariste du bien commun qui perd un citoyen réformable, ou de l'endurance stoïcienne de la douleur sans vengeance, axiomes par lesquels la science éthique justifie au mieux des capacités humaines ? Quand on n'est même pas capable de supporter la vie en prison d'un être qui ne nous a rien fait personnellement, voire qu'on a jamais vu, on a l'intelligence petite ou la sensibilité glacée. Comment peut-on juger moral la mise à mort étatique et volontaire d'un être humain quand la mort par nature et involontaire répugne à ceux qui aiment la vie ? Comment peut-on accepter pour un inconnu ce qu'on refuse à son frère, à sa sur, à son fils qui auraient commis le même crime ?

Si le plaisir de tuer est répréhensible pour un individu, en vertu de quelle magie deviendrait-il tout à coup louable pour un État, et en vertu de quelle mécanique perverse est-il même toujours un plaisir pour les partisans de la peine de mort ?

Comment concilier l'évolution du droit vers plus d'humanité avec le maintien d'un châtiment ultime et irréversible? La peine de mort est dès lors un dinosaure juridique de l'Histoire. Si la cruauté doit disparaître de notre droit pénal, cette peine de mort, la plus cruelle après la torture, n'a plus sa place. La torture a disparu jadis sous l'effet triomphant des mêmes arguments que réfutent aujourd'hui les partisans de la peine de mort; et la torture était défendue avec les mêmes arguments utilisés pour maintenir aujourd'hui la peine de mort: dissuasion, juste punition, exemplarité, compensation pour les victimes, équivalence entre la peine et le châtiment.

La barbarie, c'est normal, ne disparaît jamais d'un seul coup en même temps. Comme pour la saleté, il en reste dans les coins, tenace et difficilement accessible, qu'on finit bien par éliminer. La peine de mort est justement cette dernière crasse du code pénal occidental qui finira un jour au musée des peines cruelles, inhabituelles et infamantes.

Les victimes ne ressuscitent pas. On ne peut donc tuer leur meurtrier pour elles. Les victimes auraient-elles toutes souhaiter qu'on les venge ? On peut le supposer à voir le pape pardonner publiquement à son agresseur qui attenta à sa vie. Il fut quelques fois imité par d'autres victimes d'actes criminels. Le pardon, vertu éminemment chrétienne, est éthiquement si fabuleux qu'il a permis à une institution pécheresse en tant de points de survivre dans la respectabilité publique. Même si les intelligences progressistes les critiquent vigoureusement en plusieurs points contestables, il faut toujours imiter les hommes dans ce qu'ils ont de meilleur.

Ne pas ressentir de haine pour un meurtrier, est-ce de l'insensibilité ou de la maturité ? Pour une faute moins grave, celle d'un enfant qui brise le sucrier, la mère admirable pique-t-elle une colère, gifle-t-elle sec, ou sermonne-t-elle avec douceur et compréhension ? À un échelon plus grave, le même principe s'applique. Nous donnons notre préférence à celui qui, devant une faute, ne cède pas à l'émotion dévastatrice.

Les pays abolitionnistes ont moins de meurtres que les pays à peine capitale. L'Union soviétique fusillait plus de 700 à 900 criminels par an. Sa criminalité actuelle est l'une des plus élevée du monde. La même chose aux États-Unis: sont tous deux élevés les crimes et les exécutions. Devons-nous imiter les pays éthiquement les plus mal en point ? Devons-nous imiter le pays qui a lui-même jeté par dessus bord son système économico-politique parce qu'il l'a jugé inefficace et moralement mauvais ?

Cette idée vieille comme le monde que le vent amène la tempête, donc que la violence engendre la violence, devrait nous faire réfléchir. Si l'État tue avec des règles, pourquoi le citoyen ne tuerait-il pas avec les siennes? La solution la plus sage serait d'évincer la peine de mort de nos murs, de notre sensibilité, comme nous en avons exclu la crasse, le jet d'ordures sur la place publique, le crachat sur les trottoirs, la corruption électorale, et autres choses du même genre. En effet, l'éthique relève de principes, mais aussi de la sensibilité et de l'habitude. Soyons sensibles au misérable meurtrier comme nous le sommes pour les animaux, un peu plus me semble-t-il parce qu'il est plus qu'un chien à abattre, il est un homme. Un homme est une promesse de joie et de bonheur qui, en cas d'échec, est doté moralement des ressources d'un nouveau départ. James Hamm, assassin à 17 ans, se réhabilita après 17 ans de prison en étudiant le droit. Il devint professeur de droit à l'Université d'Arizona à 34 ans.

Les partisans de la peine de mort, qui applaudissent aux portes des prisons à l'annonce de la mort du condamné électrocuté ou injecté, font de l'argent avec les condamnés à mort, eux qui se plaignent qu'ils nous coûtent trop cher. En effet, on a remarqué que le battage médiatique, de l'arrestation à l'exécution, attire dans la ville impliquée les feux télévisés et journalistiques du monde entier. La ville se fait connaître, attire les congrès futurs, le gratin local est payé pour des interviews de toutes sortes. Bref l'effet économique indirect, presque caché, amène les partisans de la peine à la maintenir et à la publiciser. La cerise sur le gâteau, le gouverneur, poussé par les procureurs, retarde l'exécution de quelques jours, voire de quelques heures pour faire augmenter le suspense, comme dans un film commercial à sensation. Ils font de l'argent avec le sang d'un bouc émissaire.

Dans son beau livre Le bouc émissaire, traduit en plus de vingt langues, René Girard analyse ce troublant phénomène avec la technique psychanalytique. On tue un mouton noir pour se décharger sur lui de toutes nos peurs, nos haines, nos frustrations et nos propres fautes. Dans l'Histoire, Socrate, Jésus, Jeanne d'Arc et tous les brûlés de l'Inquisition ont servi de chair sacrifiée à ce mécanisme profond, constant et naturel chez l'homme. Aujourd'hui, la société plus humaniste l'utilise tout aussi régulièrement, mais d'une manière plus civilisée: la compétition sportive, électorale, économique fabrique des perdants (les non-médaillés, les non-élus, les faillis) pour vivre cet incontournable mécanisme régulateur. Mais on ne les tue plus.

Les partisans de la peine de mort rompent le contrat social à l'origine de la société. Nous nous sommes engagés au support et à l'entraide mutuels. Le criminel, par désespoir, passion irrépressible, égarement de l'esprit, calcul sordide décroché de l'éthique salvatrice, a sombré dans l'irrémédiable. Nous avons un devoir de rédemption envers lui. Nous avons un devoir de le sortir de sa détresse éthique. Nous acceptons de payer des maisons pour les sans-abri économiques et nous refuserions de payer des prisons pour les sans-abri éthiques ? Dans aucun contrat du monde, un des contractants signe la clause de sa propre mise à mort s'il ne parvient pas à respecter tout le contrat.

Les hommes se distinguent sur plusieurs critères différents. Il en est un d'immémorial: les retardataires et les visionnaires, en plus clair les archaïques et les novateurs, ou bien les conservateurs et les gens de progrès. Plus qu'en tout autre sujet, on retrouve les deux groupes qui s'opposent sur la légitimité de la peine de mort.

Les archaïques, --dont les Églises officielles, mais pas tous les religieux et encore moins tous les croyants--, qui sont encore contre l'égalité des femmes et des hommes, et qui furent pendant longtemps contre la démocratie, contre le droit de vote des femmes, contre les jeux de hasard, contre le tango, voire même contre les libertés les plus fondamentales chez l'homme, sont pour la peine de mort. N'est-ce pas un indice de croire qu'ils ont mauvais jugement sur la plupart des choses humaines que l'audace et la nouveauté des humanistes visionnaires veulent améliorer ?

En conséquence et finalement, oui, mon choix de l'illégitimité de la peine capitale est éthiquement correct et acceptable moralement. Jacques Légaré, ph.d.

Une version selon la morale du devoir (stoïcisme, Kant, catholicisme)

Une version selon la morale hédoniste (utilitarisme, nihilisme, cynisme, marxisme, féministe, libérale, anarchisme, psychanalyse, morale de la responsabilité, déontologies

autres: béhaviorisme, relativisme, syncrétisme moral de l'Occident de 1998,

autre Sujet: « Une homme et une femme, tous deux mariés à des tiers, peuvent-ils moralement devenir amants en secret, avec le sentiment très sûr qu'ils en obtiennent une bouffée d'oxygène bienfaisante dans leur relation avec leur époux réciproque et leurs enfants qui ignorent tout ? »

MÉTHODE DE LA DISSERTATION PHILOSOPHIQUE

Utilisez impeccablement la feuille-modèle pour les citations, références de bas de page,

Citez, en 3 citations en italique, un volume, une revue, un dictionnaire/encyclopédie.

Citez trois citations tirées de l'Éthique à Nicomaque d'Aristote.

Citez 5 citations tirées de citations.doc ou tirez de mon site Web, cf Audacieuses.

Prouvez, illustrez, démontrez toute généralité que vous avancez par une «preuve» du type: expérience personnelle, l'histoire une citation pertinente, l'expérience commune, un article de loi, un cas de jurisprudence, un fait divers, une oeuvre littéraire forte, un fait statistique, une connaissance puisée dans les autres sciences humaines, etc.

Passez obligatoirement votre texte aux deux correcteurs orthographique et grammatical.

Si vous remplissez toutes ces conditions, vous aurez tout proche de 100%.

Si vous ne remplissez pas ces conditions, vous devrez réimprimer votre document pour qu'il soit noté.

Plus il y a de fautes de français dans votre texte, moins votre correcteur a le temps et le loisir de vous répondre sur le fond de votre travail. Son esprit est importuné par des fautes de français qui lui sautent aux yeux comme des mouches pendant qu'il vous lit.

Après avoir fait la recherche des mots de vocabulaire, faire en classe cet exercice. Reprendre le texte d'Annie Lapierre (résumé d'Alberroni) pour distinguer un texte de psychologie d'un texte de philosophie, en deux colonnes, ou autrement. Demander aux étudiants de définir en un paragraphe le la réponse éthique à ce texte de psychologie: «Y-a-t-il une éthique masculine et une éthique féminine ? »

Composer un examen objectif sur les citations, du genre jumelage entre les différentes éthiques et les citations, ou de la citation qui répond le mieux à une situation imaginée, ou

Un travail long, dit travail-d'aide à l'examen, ou un examen long, jumelant 3 citations pour chacun des sujets de la dissertation. Et l'étudiant a la possibilité d'amener en classe, à l'examen final, son travail-aide.

Je donne un choix entre 5 citations, et choisir la meilleure pour guider la personne dans son meilleur choix éthique.

LES 15 SEMAINES DU COURS ÉTHIQUE

1. Présentation du plan de cours, de l'Éthique à Nicomaque

Présentation des autres manuels

Faire lire les sujets de discussion en classe

Liste de sujets qu'aimeraient traiter les étudiants

Différences entre l'histoire, l'économique et la philosophie

Présentation des Présocratiques, de Platon et d'Aristote

Brève histoire de la Philo; différence entre la philo et les autres sciences

2 Discussion en classe de:

Les concepts fondamentaux (bien, mal, vice, etc.): définition et recherche dans les dictionnaires. Trouver les dictionnaires les meilleurs pour la recherche en bibliothèque.

Travail en bibliothèque sur les concepts fondamentaux: vertu, vice, liberté, volonté, moeurs, morale, éthique, etc. Exercice littéraire: composer une seule phrase, longue, avec tous ces mots à l'intérieur. La meilleure sera la plus courte !

Les étudiants me donnent le choix de leurs deux sujets et l'écrivent sur une feuille pour que je traite les autres en plénière en classe.

Donner à tous une disquette de mes oeuvres en philo, histoire et économique, et Citations.doc

Comment faire la dissertation philosophique

Expliquer les Présocratiques, la courbe normale et les différents caractères humains et les différents âges.

La logique de l'éthique: le principe, l'état des moeurs, la position affective personnelle, le jugement, le comportement.

Éthiques pré-rationalistes: religions, mythes, sentiments,

Éthiques rationalistes: Platon, Aristote, stoïcisme, hédonisme, utilitarisme, nihilisme, i

Les grandes idéologies et leurs implications morales

Distribuer et expliquer les 3 textes: Mère Theresa, Tu sera un homme et Baudelaire

3 Discussion en classe de:

Expliquer Platon

4 Discussion en classe de:

Expliquer Aristote et le naturalisme

5 Discussion en classe de:

Expliquer Aristippe, Démocrite, Épicure et l'hédonisme

6 Discussion en classe de:

Expliquer Cicéron, Sénèque et Épictète, et le stoïcisme

7 Discussion en classe de:

Expliquer Kant et la morale du devoir

8 Discussion en classe de:

9 Discussion en classe de:

Expliquer Stuart Mill et l'utilitarisme et le libéralisme

10 Discussion en classe de:

Expliquer le nihilisme de Nietzsche et l'anarchisme de Bakounine

11 Discussion en classe de:

Expliquer le marxisme-léninisme

12 Discussion en classe de:

13 Discussion en classe de:

14 Discussion en classe de:

15 Discussion en classe de: qu'est-ce que l'éthique, le bien, la mal et le bonheur ?

Les auteurs de manuels récusent le relativisme, mais ne proposent pas d'éthique universelle qu'ils jugent seule valable, et ne se prononcent même pas, ou que du bout des lèvres, voire que par insinuation sur les grands choix éthiques. Lâcheté ou manque d'imagination ? Les grands auteurs ne péchèrent ni par l'une ni par l'autre.

Analyse de film

«Le destin de Will Hunting»

Quelle faute éthique commit le professeur de mathématiques à l'égard du jeune Will ? Il a violé un principe, loi ou maxime que résume fort bien une citation que vous trouverez dans «Les grandes éthiques universelles» au site Web de votre professeur:

http://www.clic.net/~jlegare/index.html (disponible à la bibliothèque).

Allez à ce site, trouvez la citation, et vous obtenez 3 points de boni si, de mes deux groupes, seulement 10 étudiants la trouvent, 2 points si 20 la trouvent, et 1 point si 90% des étudiants de mes 2 groupes la trouvent. Attention: ne donnez à personne le fruit de votre recherche.

Attention, plusieurs citations pourraient convenir. Mais vous devez trouvez la meilleure, la plus appropriée qui convienne à la faute reprochée au professeur de mathématiques.

Cinémas: Charest: 529-9745 Clap: 650-CLAP Galeries de la capitale: 628-2455 Lido: 837-0234 Laurentien 622-1077 12.30, 15.10h, 15.40h, 18.20h, 20.40h. Remise de votre citation: le____________

Bon cinéma et bonne réflexion !

Analyse de film

«Le destin de Will Hunting»

Quelle faute éthique commit le professeur de mathématiques à l'égard du jeune Will ? Il a violé un principe, loi ou maxime que résume fort bien une citation que vous trouverez dans «Les grandes éthiques universelles» au site Web de votre professeur:

http://www.clic.net/~jlegare/index.html (disponible à la bibliothèque).

Allez à ce site, trouvez la citation, et vous obtenez 3 points de boni si, de mes deux groupes, seulement 10 étudiants la trouvent, 2 points si 20 la trouvent, et 1 point si 90% des étudiants de mes 2 groupes la trouvent. Attention: ne donnez à personne le fruit de votre recherche.

Attention, plusieurs citations pourraient convenir. Mais vous devez trouvez la meilleure, la plus appropriée qui convienne à la faute reprochée au professeur de mathématiques.

Cinémas: Charest: 529-9745 Clap: 650-CLAP Galeries de la capitale: 628-2455 Lido: 837-0234 Laurentien 622-1077 12.30, 15.10h, 15.40h, 18.20h, 20.40h. Remise de votre citation: le____________

Bon cinéma et bonne réflexion !

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Bon cinéma et bonne réflexion !

Analyse de film

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http://www.clic.net/~jlegare/index.html (disponible à la bibliothèque).

Allez à ce site, trouvez la citation, et vous obtenez 3 points de boni si, de mes deux groupes, seulement 10 étudiants la trouvent, 2 points si 20 la trouvent, et 1 point si 90% des étudiants de mes 2 groupes la trouvent. Attention: ne donnez à personne le fruit de votre recherche.

Attention, plusieurs citations pourraient convenir. Mais vous devez trouvez la meilleure, la plus appropriée qui convienne à la faute reprochée au professeur de mathématiques.

Cinémas: Charest: 529-9745 Clap: 650-CLAP Galeries de la capitale: 628-2455 Lido: 837-0234 Laurentien 622-1077 12.30, 15.10h, 15.40h, 18.20h, 20.40h. Remise le____________

Bon cinéma et bonne réflexion !

LES DIFFÉRENTES ÉTHIQUES

Les Mythologies: Les mythologies (Iliade, Odyssée, Veda, Genèse) sont les tout premiers savoirs organisés de l'humanité. En presque toutes, le Destin et les dieux commandaient, subjuguaient même, la liberté, la raison, la volonté des hommes. C'est le règne du fatalisme, de la naïveté impuissante, mais aussi de l'espérance.

Les premières religions: Les 10 constituants de toute grande religion organisée: un mythe, un héros fondateur, un clergé masculin, quelques martyrs, un rite, un immense capital immobilier, une mentalité prérationaliste (asienne), une protection politique, un chef parternaliste, une éthique sexiste et puritaine.

Le 1er Humanisme (grec, -700 à -330, et romain (-753 à +470): L'Humanisme est un mouvement historique pour qui l'homme est le centre et l'intérêt de ses réflexions et de ses actions, et non plus Dieu, les dieux ou la nature.

Le 1er humanisme contient des réponses et des mises en garde aux éthiques et aux religions ultérieures qui n'auraient été désaxées.

Éthique aristotélicienne: la vertu est le milieu entre un deux vices contraire: le manque et l'excès. Le bonheur résulte d'une vie vertueuse, et les moeurs relèvent de la Cité.

Le 2e:celui des Lumières (18e s.). Il lutta pour la liberté au 19e et 20e, et triompha en 1945 et 1989

Sentimentalisme: Écoute ton cur qui trouvera pour toi à coup sûr la juste voie.

Rationalisme: La raison seule est pourvoyeuse de vérités crédibles.

Naturalisme: La nature définit le bien et le mal: ce qui est naturel est bien, contre nature mal.

Stoïcisme: Je passerai à travers les épreuves de la vie avec un courage de fer. Ni le plaisir, ni la douleur ne me feront fléchir.

Hédonisme épicurien Aristippe de Cyrénée -430 à -355) Épicure (-347 à 270) Le plaisir définit le bien, et la peine le mal. Prenons tout plaisir qui n'est suivi d'aucune peine, et refusons toute peine non suivie de plaisir.

Dionysisme (apologie de la passion): Je veux brûler comme une torche passionnée.

Scepticisme: La raison ne sait rien, à tout le moins rien avec certitude, donc aucune valeur n'est certaine.

Cynisme:Mépris de toute morale, de toute société, de l'hygiène, du confort. Désespérence arrogante, et permissivité absolue: valorisation de l'inceste, de l'homosexualité, de la nécrophagie et de l'anthropophagie

Eugénisme: Étymologiquement: «eu» (bien) «génos» (famille). Il veut améliorer la race ou l'espèce par l'élimination des faibles. Tuons les enfants difformes dès la naissance, ou provoquons des avortements préventifs. Favorisons les accouplements des meilleurs. Empêchons la reproduction des malades physiques et mentaux. Inséminons les femmes avec des spermatozoïdes congelés de Prix Nobel. Laissons les peuples moins performants crever de faim.

Satanisme sadien: Le vice est inné et naturel, la vertu un artifice, donc le vice et la cruauté devraient être permis par la loi puisqu'ils sont désirs naturels. Le sadique veut le contrôle total, le nécrophile la destruction.

Anarchisme: De anarke, absence de pouvoir ou d'autorité sur quiconque. L'anarchiste est contre tout pouvoir clérical, parental, professoral, politique, policier, marital, entrepreneurial, militaire et économique.

Confucianisme: Le bien consiste en la bienveillance, en gardant sa place dans un conformisme tranquille.

Le christianisme: a) Catholique: Obéis moralement au Magister (aux prêtres interprètes de la parole de Dieu). b) Protestant: Obéis moralement à ta seule conscience éclairée par la parole de Dieu.

Islam: Obéis à Mahomet, prophète d'Allah, aux imams, aux califes dépositaires de la charria

Machiavélisme: La fin justifie tous les moyens, y compris les pervers, si l'homme est un loup pour l'homme

Libéralisme: Ma liberté définit le bien et le mal en accord avec le contrat social, le respect de la loi, dans la tolérance, le relativisme des valeurs secondaires et personnelles, et la poursuite du bonheur.

Kantisme: Obéis à la loi morale définie par ta seule raison, sous forme de maximes publiques et universelles.

Principe d'universalité: «Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature».

Principe de réciprocité: «Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre en même temps comme une fin, et jamais comme un moyen».

Principe de publicité: « Agis comme si tu étais toujours par tes maximes un membre législateur dans le règne universel des fins».

Nihilisme, défaitisme, et pessimisme,: Aucune loi ou règle morale ne peut être objective, voire fondée. Ni la nature, ni le plaisir, ni le bonheur individuel ou collectif, ni la croyance, ni la raison ne peuvent justifier une règle morale. Rien ne vaut la peine de quoi que ce soit. Bien et mal sont semblables et se valent.

Utilitarisme: Le bien se définit par l'utile, et le mal par l'inutile. Le plus utile réside dans le bien commun.

Éthique sociale: L'éthique passe par l'amélioration des institutions (Bentham); idée du Bonheur national net

Volontarisme, Idéalisme, Optimisme "Mon idéal volontaire inondera ma vie et le monde de ses grandeurs"

"L'or et les richesses dépendent de la volonté" (Xénophon). "Le travail mène à une vie heureuse" (idem)

Marxisme: Reversons par la violence ces sales capitalistes qui nous volent, nous oppriment et nous tuent !

Karl Marx, (1818-1883) est le fondateur du communisme moderne. Léninisme: Lénine, disciple de Marx, fonda en 1917 l'État communiste soviétique, qui se saborda en 1991. Lénine appela «dictature du prolétariat» son impitoyable façon de gouverner, en réalité du terrorisme d'État. Pour lui, il n'y a pas de morale hors de la morale de classe: tuer un communiste est un crime, tuer un capitaliste est une hygiène. Les éthiques non-communistes sont des mensonges mystificateurs au service des exploiteurs.

Fascisme: Régime politique autoritaire et inégalitaire (1922 à 1945).

« Croire, obéir, combattre (Mussolini) pour un peuple, un État, un chef ! (Hitler).

En eux seuls, l'individu, la famille, la société trouvent la définition du bien et du mal. Ils s'y conforment dans l'héroïsme, ou s'y opposent et meurent. Le sommet de la vie, c'est mourir en tuant son ennemi.

Beaucoup furent des crypto-fascistes. Par aveuglement, ils ne soupçonnaient sans doute pas les conséquences désastreuses qu'impliquaient leurs allégations dangereuses.

Fondamentalismes: De tous horizons, ils veulent revenir aux purs principes de leur doctrine: les néolibéraux, charismatiques, islamistes, sionistes, trotskistes, traditionalistes. "Avec pureté et intransigeance, voire avec dureté, revenons au foyer saint des principes moraux de notre mouvement (religion, secte ou parti), nettoyés de ses compromissions. Et imposons-les à tous !"

Sociologisme: La morale est une création de la société, de son histoire, de ses murs et de ses choix.

Relativisme: Les valeurs morales diffèrent selon les cultures et les pays, et se valent. «Autres cieux, autres moeurs». Les débats moraux ne sont pas tous concluants. Respecter une personne et respecter son opinion sont bien différents. Les codes moraux diffèrent; on n'a pas toujours raison; le respect d'autrui à la différence; le rejet de l'ethnocentrisme et l'égocentrisme; l'autre peut avoir raison, voire nous convaincre;

Déontologies: Il n'y a pas d'éthique générale efficace et crédible, mais une éthique pour chaque profession et chaque activité humaine. Voilà pourquoi on peut se baigner tout nu, mais jamais présenter le téléjournal tout nu. Un médecin se permet des attouchements interdits à un professeur d'éducation physique ou à un professeur de danse. Le ton utilisé par un policier lors d'une arrestation serait dévastateur si un professeur l'utilisait avec de jeunes enfants. La fouille au pénitencier n'est pas de mise à la bibliothèque. Et on embrasse pas sa grand-mère de la même manière que sa copine. Le "Kairos", disaient les Grecs.

Psychanalyse: Fondée par Freud (1852-1939), technique d'analyse de la personnalité. L'éthique n'est qu'une rationalisation opérée par le sur-moi, qui a refoulé tous les désirs inavouables (d'un narcissisme absolu) issus de l'inconscient, qui est le patron profond de toute la personnalité.

Féminisme: Mouvement de libération des femmes. L'éthique sans la libération des femmes, c'est du moralisme sexiste prêché par le patriarcat. Les valeurs n'ont pas de sexe, mais un sexe s'est donné outrageusement plus de valeur qu'un autre. Les femmes au pouvoir ont autant de courage que les hommes, et les hommes poètes ont autant de douceur et de sensibilité que les femmes. Les penseurs masculins ont vomi sur la femme qu'ils ont eux-mêmes maintenue dans l'infériorité et l'ignorance.

Personnalisme et individualisme : La personne humaine début, centre et fin de toute action bonne.

Économisme et capitalisme: L'argent est une valeur, le capital aussi, et ceux qui les possèdent les méritent.

Conformisme: Je veux être comme les autres pour obtenir leur assentiment et m'éviter des problèmes. Par Jacques Légaré

Définitions, Distinctions et Précisions

utiles à toute discussion ou réflexion en Éthique

L'éthique est l'étude rationnelle et critique de la morale, qui est un comportement.

Une valeur est ce que je suis prêt à défendre: les 3 sortes de valeurs: les buts supérieurs (idéal de vie + milieu de vie idéal), les traits de caractères moraux, les normes sociales. Elles sont très souvent en conflit.

La loi légale diffère de la loi morale: la 1ère est collective, a une durée précise, est sanctionnée par une peine: la 2e est personnelle, éternelle, et sans sanction.

La courbe normale: les âges, les 4 tempéraments (physiques) + les acquis (famille, école, quartier, amis, choix personnels, lectures): le caractère, synonyme: la personnalité

Les 6 statuts possibles d'une maxime: L'universel, le général, le majoritaire, le minoritaire, le marginal, l'unique.

La justification éthique puise à tous les réservoirs de l'aventure humaine: la culture, le pays, l'histoire collective, l'histoire personnelle,

L'ordre logique de la position éthique: Le principe (le respect des autres); La maxime (Ne fais pas aux autres....); Les règles sociales; La situation précise. Bref, affirmer, juger, prescrire.

La sensibilité décidante: la volonté + la sensibilité réunies

Les 3 phases de la connaissance éthique: le dressage de l'enfance, la connaissance rationnelle des éthiques à l'école, le choix personnel dans la vie.

Les 3 sortes de criminels: l'insensible narcissique total sans aucun remords, le passionné troublé repentant, le citoyen qui n'a pu résister à la tentation.

Trois stades ou états de l'intelligence: la raison, le rationalisme, la rationalisation (Freud a raison de la nommer, non de la dénigrer, car toute la science est rationalisation).

Les écueils en éthique: L'insensibilité morale, les raisonnements incomplets, irréfléchis ou incohérents, la démission face à l'exigence éthique qui est naturelle, voire même phylogénétique.

Quelques principes: la réversibilité (Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit); d'universalité (le voile d'ignorance de Rawls (faire abstraction de nos intérêts, position sociale, préjugé, etc.); principes élémentaires de sociabilité (bienveillance, ne pas nuire, gratitude, juste, tenir promesse.

Distinguer tabous, perversions, crimes.

Relativisme: Les débats moraux ne sont pas tous concluants. Je respecte une personne, mais pas nécessairement son opinion. Mais je lui témoigne mon avis différent avec respect et considération.

Les codes moraux diffèrent; on n'a pas toujours raison; le respect d'autrui à la différence; le rejet de l'ethnocentrisme et l'égocentrisme; l'autre peut avoir raison, voire nous convaincre;

Des consensus existent en Occident, malgré la variété des valeurs selon les choix individuels:

contre la torture, la violence privée, les effets néfastes de la liberté économique totale; la violation de la loi, la morale sexuelle non personnelle, imposée par l'État ou les Églises, l'exploitation des enfants.

pour la démocratie et le suffrage universel, la protection de l'environnement, la promotion de l'égalité des chances, la sécurité sociale aux plus démunis, des droits fondamentaux pour tous, protection des travailleurs contre les abus patronaux, contre,

«La morale envers mon voisin n'a guère changé, mais bien plutôt «qui est mon voisin ?»» (T.H. Green).

La pudeur est battue en brèche par le déclin de la religion et le triomphe du libéralisme, mais aussi par le mimétisme scientifique: voir, tout voir, est l'une des premières étapes dans la démarche scientifique. (cf. Le Dr Kinsey). Par ailleurs, il est possible que le caché, le pudique, soit une des formes de la séduction.

Épicurisme: La science fonde la morale. La morale est la satisfaction de tous nos plaisirs et besoins. Les besoins non satisfaits rende l'âme inquiète. La vertu est l'un des moyens de plaisir le plus efficace, après ceux du sexe et de l'estomac. L'homme doit chercher le plaisir, non pour lui-même, mais pour le bonheur.

"Le plaisir et le déplaisir sont définis par l'utile et l'inutile" (Démocrite 188).

Les 3 désirs: 1) nécessaires et naturels (soif, faim, sexe, sociabilité, exercices): il faut les satisfaire.

2) naturels et non nécessaires (bon chère, loisirs). Il faut les contenir prudemment.

3) factices (ni naturel, ni nécessaire) (alcool, drogues) : s'en abstenir

"Le plaisir se justifie quand il poursuit sans excès ce qui est beau" (Démocrite 73).

Les 4 règles des passions, selon les Épicuriens:

1) Fuir la peine qui n'amène aucun plaisir.

2) Prendre le plaisir qui ne doit être suivi d'aucune peine.

3) Fuir la jouissance qui doit priver d'une jouissance plus grande ou vous causer plus de peine que de plaisir.

4) Prendre la peine qui vous délivre d'une peine plus grande.

"La tempérance augmente la jouissance et accroît le plaisir" (Démocrite, 211).

"Non l'âge, mais la nature et l'éducation appropriée nous rendent sages" (Démocrite 183)

Stoïcisme affirme la lutte de l'homme contre les passions, l'épuration et l'affranchissement de la volonté humaine, l'insensibilité aux voluptés et aux souffrances. Il réactive la morale guerrière des héros d'Homère.

Scepticisme: La raison ne pouvant se prouver à elle-même sa propre dignité, toute affirmation est une hypothèse gratuite. La raison est condamnée par sa nature à des contradictions insolubles. Il n'y a pas d'évidences, il n'y a que des apparences, du verbalisme, de la logique détachée du réel, des sens trompeurs, rêves et hallucinations. Il n'y a pas d'évidences, seulement des apparences. Tel est le lot de la raison qui se prend pour une déesse, quand elle n'est qu'une queue de veau !

Cynisme: Mépris de toute morale, de toute société, de l'hygiène, du confort. Désespérance arrogante, et permissivité absolue: valorisation de l'inceste, de l'homosexualité, de la nécrophagie et de l'anthropophagie.

Comment discuter en classe

Le professeur relit les principales éthiques et leur brève définition.

Élisez-vous un président et une présidente.

N'interrompez pas votre interlocuteur. Insérez votre propos à la fin de sa phrase, sans la couper.

Parlez au moins 3 fois chacun par cours. Évitez de n'être qu'un auditeur.

Vainquez votre timidité. Les bons causeurs bien articulés et éclairés ont les meilleures notes.

Dans une causerie publique polissez votre phrase en causant avec un ami. Que toute phrase ait ses sujet, verbe et complément. Prononcez les articles et les pronoms; en un mot, ar-ti-cu-lez.

Écrivez vos arguments avant même de les prononcer, ils auront d'autant plus d'éclat.

Ne blessez personne nommément. Réfutez poliment l'idée, non son porteur. N'abandonnez pas votre point de vue si votre interlocuteur tente de vous ridiculiser par un argument facile ou impatient.

Le professeur prend des notes pour améliorer le cours.

Il est l'avocat du diable, et fait semblant de vous contredire pour vous amener à renforcer votre argumentation.

Argumentez en vous élevant aux principes les plus incontestables.

À chaque question, nommez le principe qui appuie votre choix, et l'éthique principale qui a votre choix personnel.

Inspirez-vous des diverses éthiques, d'Aristote de celles qui ont votre agrément, de vos lectures et de votre expérience personnelle. Votre choix éthique ultime est le seul qui compte vraiment.

Distinguez le choix collectif de votre choix personnel.

Soyez fiers de vos idées, ayez le courage de les exprimer. N'ayez jamais peur d'exprimer une idée contestable. Les plus belles idées sont nées contre la tradition, et de belles actions ont réactivé la tradition..

Prenez des notes, car elles vous seront utiles pour vos examens.

Ne dénaturez la question pour l'éluder par l'utilisation d'échappatoires, ou d'autres questions qui lui sont accidentellement liées.

Par Jacques Légaré, ph.d. jlegare@clic.net http://www.clic.net/~jlegare/index.html

La définition des mots-clés: nature, désir, passion, vice, vertu, crime, faute, péché, erreur, légalité, légitimité, pouvoir, autorité, etc.

Les mauvaises expressions: jugements de valeur pour appréciation, ou tout simplement jugement, et jugement de fait pour énonciation.

La passion a deux sens: le sens grec de non-contrôle de soi, et le sens moderne de plaisir très intense. Dans le 1er sens seulement elle est une intempérance.

II. LES DIFFÉRENTS TYPES DE VALEURS:

1. Vitales: la santé, la sécurité, le plaisir, la protection de la vie, la bonne alimentation, l'exercice physique.

2. Économiques: la richesse, l'égalité, l'entraide, l'avidité, le respect des contrats et des consommateurs, la productivité, la persévérance, l'audace, l'esprit visionnaire, le travail

3. Affectives: l'amitié, l'amour, la reconnaissance, le respect, la bonté, la considération, la sérénité, la sensualité, la sexualité, la joie.

4. Intellectuelles: l'intégrité, la curiosité, la quête de la vérité, l'imagination, l'amour du savoir, le progrès scientifique.

5. Esthétiques: la beauté, la grandeur, l'éclat, l'harmonie, l'amour du corps,

6. Sociales: la justice, la solidarité, la dignité, le courage, la vaillance, la générosité, la tempérance, le travail, la réussite professionnelle, la notoriété, la qualité

7. Juridiques: l'honnêteté, la franchise, la droiture, le respect de la parole donnée et de la loi.

8. Idéologiques religieuses: le sacré, la foi, l'espérance, la charité, le respect des morts, la quête de l'au-delà.

9. Idéologiques laïques: le sang, la race, la classe, la patrie, la puissance, la liberté, la paix.

10. La valeur ultime: le bonheur, le salut de son âme, le triomphe, l'immortalité.

Dans le tableau qui suit des vertus chrétiennes, on remarquera que la tradition chrétienne a puisé aux sources de la morale sociale commune et du stoïcisme, que Dieu passe avant l'homme, que le plaisir des sens, la liberté politique, l'égalité des hommes et des femmes et le prestige de la science ont été évincés. En résumé, un saint n'est ni un héros, ni un citoyen, ni un savant, mais un être aux passions sensuelles vaincues.

Nature des vertus Nom des vertus Observations Péchés correspondants
Théologales

(envers Dieu)

Foi   Athéisme
  Espérance Le but ultime est le salut de son âme. Elle est dite surnaturelle, libre et certaine. Désespoir, présomption
  Charité Envers Dieu, qui nous le rend en joie, envers soi pour la paix, envers le prochain par la miséricorde. 1- Haine contre Dieu, soi-même, ou les autres.

2- Discorde sous toutes ces formes (discussion, dispute, schisme).

3- Scandale

Cardinales

(envers soi-même)

Justice Le respect du droit. L'affabilité, l'amitié, la libéralité. Injustices: suicide, guerre, calomnie, jugements téméraires

Adulation, flatterie.

  Prudentencia latine (l'habileté avisée) Le savoir-faire, la diligence pour les bonnes uvres. Prodigalité, précipitation, démesure, inconstance, négligence, dol, fraude, ruse.
  Force Sous la forme de la magnanimité, la magnificence, la patience, la constance. Paresse, négligence.
  Tempérance chasteté, continence, Intempérance: gloutonnerie, ivrognerie, luxure. témérité.
Morales

(envers autrui et envers l'institution religieuse)

Humilité pénitence, modestie, zèle, apostolat, pauvreté, obéissance. l'arrogance, affirmation claironnante de soi, ostentation, luxuriance

Réflexions à la suite des dicussions en classe:

L'orgie alimentaire: distinguer plaisir compensatoire sain et plaisir compensatoire malsain.

Distinguer ) plusieurs partenaires et plusieurs fois par jour

Présenter Alfredo Alberonni

Si on obéit strictement au principe de la nature, l'invention de la roue aurait due être prohibée, car la nature n'a produit aucune roue.

Un exemple d'argument malhonnête: Clinton est vertueux, parce que c'est sa femme Hilary consentante, imitant l'épouse d'Abraham dans la Bible, qui lui a présentée sexuellement Monica. L'argument est malhonnête, car vous n'avez aucune preuve, voire aucun indice appuyant votre allégation.

Si vous avez de la difficulté à penser et discuter en public, vous laissez la place à des chefs de sectes qui prendront le haut du pavé pour prendre votre place dans les discussions et les choix publics.

Faire la liste des fautes éthiques de notre époque (passivité physique à cause des media, drogues, compétition exacerbée, omnipotence du modèle industriel à la fois bureaucratisé et compétitif, individualisme d'indifférence, vision fortement politique de la société, commercialisme agressif), comparées à celle des années 1950s (autoritarisme politique, scolaire, parental, religieux), alcoolisme, puritanisme hypocrite, dictature religieuse, sujétion des femmes, exploitation ouvrière, bigoterie, répression de la sexualité, vision moralisatrice de la société). Mais il y a les fautes éthiques de tout temps (égoïsme, cupidité et avidité, conformisme).

Aristote n'a pas connu la société industrielle, le christianisme, la conception de la liberté des Lumières. Bref, il permet de voir l'être humain sans les distorsions ou les "bibittes" accumulées en nous par l'histoire occidentale.

Ajouter martyr à sainteté dans une question,

Ne pas oublier de scanner l'Éthique à Eudême, et les grandes éthiques, et restaurer l'éthique de Bordas.

écueils dES DIFFÉRENTES ÉTHIQUES

Les philosophes inventèrent et proposèrent aux hommes différentes éthiques, toutes plus ou moins opposées. Ils affirment que l'homme est fautif quand il n'applique pas correctement les principes et les maximes de leur éthique particulière. Or il se pourrait tout aussi bien que chacune d'elles ait des défauts vicéraux, des incomplétudes, des insuffisances qui font en sorte que les hommes errent, pêchent, se corrompent moins par leur propre faiblesse que par celle de l'éthique qu'ils ont adoptée pour mieux se conduire. Chaque éthique a sa pente dangeureuse. Quels seraient donc ces écueils, ces dérives inhérentes aux éthiques, et qui menacent les hommes, quelque qu'éthique qu'ils choississent ?

Les Mythologies: Les grandes religions: Autoritarisme, volonté de puissance, puritanisme, manipulations, infantilisme.

Le 1er Humanisme (grec, -700 à -330, et romain (-753 à +470): bellicisme, arrogance et dureté, ubris (démesure)

Éthique aristotélicienne: intellectualité austère.

Sentimentalisme: bonnasserie, naïveté, mollesse.

Rationalisme: insensibilité, froideur.

Naturalisme: ambivalence de la nature, d'où incohérences et choix contradictoire.

Stoïcisme: absence de joie de vivre et de bonheur, puritanisme, dureté, inflexibilité.

Hédonisme épicurien licence, dissipation, déchéance, paresse, maladies vénériennes et autres.

Dionysisme (apologie de la passion): dangers mortels, abréger sa vie, outrances, démesures, santé menacée.

Scepticisme: Tristesse, désengagement, démotivation, perte du goût de la vie, aveuglement volontaire.

Cynisme: dévaluation de toute chose, même bonne; idées noires, haine, suicide, meurtre.

Eugénisme: Mépris de la vie; si on sacrifie les moins forts, existe toujour un plus fort que soi...

Satanisme sadien: criminalisation généralisée, barbarie sans limite, destruction de la vie.

Anarchisme: anarchie... Désordres, jungle sociale, guerre civile permanente, déclin de l'économie.

Confucianisme: Fatalisme social, conservatisme fataliste.

Machiavélisme: dureté, turpitude, mensonge, mauvaise foi érigés en vertus.

Libéralisme: individualisme, atonie, dériliction, solitude, narcissisme, dureté sociale.

Kantisme: sévérité, irréalisme, inflexibilité, inconséquences.

Nihilisme, défaitisme, et pessimisme, tristesse constante, les idées noires: suicide, meurtre.

Utilitarisme: déresponsabilisation personnelle, bureaucratie, médiocrité ennuyeuse.

Éthique sociale: corporatisme dépendance chronique des miséreux, frein au dynamisme des personnes.

Volontarisme, Idéalisme, Optimisme: naîveté, irréalisme, infantilisme.

Marxisme et Léninisme cruauté, dictature et exactions étatiques.

Fascisme: cruauté, dictature, régression, guerres, bellicisme.

Fondamentalismes: exactions, obscurantisme, régression culturelle, sexisme.

Sociologisme: contradiction d'une classe à l'autre, d'une génération à l'autre, opportunisme.

Relativisme: incohérences, mises en causes des valeurs universelles, régressions rendues possibles.

Déontologies: incohérences, manque d'élévation, ballotements par la mode, universalité impossible.

Psychanalyse: cynisme corrosif, manque d'idéal, démission morale.

Féminisme: sexisme envers les hommes, imputer aux hommes des souffrances liées à la seule cond. hum..

Personnalisme et individualisme : narcissisme, atonie, égocentrisme et irresponsabilité sociale..

Économisme et capitalisme: cupidité, avidité, inégalité, insensibilité aux pauvres.

Conformisme: répression des individualités originales, vie terne, absence d'épanouissement personnel.

écueils dES DIFFÉRENTES ÉTHIQUES

Les philosophes inventèrent et proposèrent aux hommes différentes éthiques, toutes plus ou moins opposées. Ils affirment que l'homme est fautif quand il n'applique pas correctement les principes et les maximes de leur éthique particulière. Or il se pourrait tout aussi bien que chacune d'elles ait des défauts vicéraux, des incomplétudes, des insuffisances qui font en sorte que les hommes errent, pêchent, se corrompent moins par leur propre faiblesse que par celle de l'éthique qu'ils ont adoptée pour mieux se conduire. Chaque éthique a sa pente dangeureuse. Quels seraient donc ces écueils, ces dérives inhérentes aux éthiques, et qui menacent les hommes, quelque qu'éthique qu'ils choississent ?

Les Mythologies: Les grandes religions: Autoritarisme, volonté de puissance, puritanisme, manipulations, infantilisme.

Le 1er Humanisme (grec, -700 à -330, et romain (-753 à +470): bellicisme, arrogance et dureté, ubris (démesure)

Éthique aristotélicienne: intellectualité austère.

Sentimentalisme: bonnasserie, naïveté, mollesse.

Rationalisme: insensibilité, froideur.

Naturalisme: ambivalence de la nature, d'où incohérences et choix contradictoire.

Stoïcisme: absence de joie de vivre et de bonheur, puritanisme, dureté, inflexibilité.

Hédonisme épicurien licence, dissipation, déchéance, paresse, maladies vénériennes et autres.

Dionysisme (apologie de la passion): dangers mortels, abréger sa vie, outrances, démesures, santé menacée.

Scepticisme: Tristesse, désengagement, démotivation, perte du goût de la vie, aveuglement volontaire.

Cynisme: dévaluation de toute chose, même bonne; idées noires, haine, suicide, meurtre.

Eugénisme: Mépris de la vie; si on sacrifie les moins forts, existe toujour un plus fort que soi...

Satanisme sadien: criminalisation généralisée, barbarie sans limite, destruction de la vie.

Anarchisme: anarchie... Désordres, jungle sociale, guerre civile permanente, déclin de l'économie.

Confucianisme: Fatalisme social, conservatisme fataliste.

Machiavélisme: dureté, turpitude, mensonge, mauvaise foi érigés en vertus.

Libéralisme: individualisme, atonie, dériliction, solitude, narcissisme, dureté sociale.

Kantisme: sévérité, irréalisme, inflexibilité, inconséquences.

Nihilisme, défaitisme, et pessimisme, tristesse constante, les idées noires: suicide, meurtre.

Utilitarisme: déresponsabilisation personnelle, bureaucratie, médiocrité ennuyeuse.

Éthique sociale: corporatisme dépendance chronique des miséreux, frein au dynamisme des personnes.

Volontarisme, Idéalisme, Optimisme: naîveté, irréalisme, infantilisme.

Marxisme et Léninisme cruauté, dictature et exactions étatiques.

Fascisme: cruauté, dictature, régression, guerres, bellicisme.

Fondamentalismes: exactions, obscurantisme, régression culturelle, sexisme.

Sociologisme: contradiction d'une classe à l'autre, d'une génération à l'autre, opportunisme.

Relativisme: incohérences, mises en causes des valeurs universelles, régressions rendues possibles.

Déontologies: incohérences, manque d'élévation, ballotements par la mode, universalité impossible.

Psychanalyse: cynisme corrosif, manque d'idéal, démission morale.

Féminisme: sexisme envers les hommes, imputer aux hommes des souffrances liées à la seule cond. hum..

Personnalisme et individualisme : narcissisme, atonie, égocentrisme et irresponsabilité sociale..

Économisme et capitalisme: cupidité, avidité, inégalité, insensibilité aux pauvres.

Conformisme: répression des individualités originales, vie terne, absence d'épanouissement personnel.

Mère Theresa

La vie est une chance, saisis-la.

La vie est beauté, admire-la.

La vie est béatitude, savoure-la.

La vie est un rêve, fais-en une réalité.

La vie est un défi, fais-lui face.

La vie est un devoir, accomplis-le.

La vie est un jeu, joue-le.

La vie est précieuse, protège-la.

La vie est richesse, conserve-la.

La vie est amour, jouis-en.

La vie est mystère, perce-le.

La vie est promesse, remplis-la.

La vie est tristesse, surmonte-la.

La vie est un hymne, chante-le.

La vie est un combat, accepte-le.

La vie est une tragédie, affronte-la.

La vie est une aventure, ose-la.

La vie est un bonheur, mérite-la.

La vie est la vie, défends-la.

Autres textes sur d'autres sujets à http://www.iquebec.com/oeuvres-de-jacques-legare/index.htm