CHOIX DE VIE SELON LE CHOIX DE SA MORT

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Voici une hypothèse audacieuse: nos choix éthiques dépendraient-ils en partie de notre façon, fort intime, de gérer notre propre mort ?

Par exemple, sommes-nous pour ou contre la peine de mort, pour ou contre l'avortement parce que nous accepterions ou que nous n'accepterions pas la mort-néant absolu que semble nous promettre notre humaine condition ?

Si cette hypothèse est fondée, nos choix éthiques sur la vie et la mort proviennent de la gestion de notre propre mort.

Ainsi, deux grandes avenues s'ouvrent:

I. La mort n'est pas acceptée.

Elle est niée, de 3 façons:

a) par l'âme immortelle

b) par la résurrection

c) par la réincarnation

Ainsi donc,

J'accepte la peine de mort, car le condamné bénéficiera de la vie dans l'au-delà.

Je refuse l'avortement, car le foetus ne pourra bénéficier de la vie dans l'au-delà

II La mort est acceptée:

Tel un néant absolu après la mort.

Ainsi donc,

Je refuse la peine de mort, car le condamné n'a qu'une vie à vivre

J'accepte l'avortement, car je n'ai géniteur qu'une vie à vivre

Comme tout n'est pas simple dans les jugements et opinions humaines, il y a les cas intermédiaires: ceux qui auraient des choix croisés, (qui refusent la mort et acceptent l'avortement), seraient en cheminement personnel vers l'acceptation de leur mort, et inversement.

Jacques Légaré

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