Questions en éthique

En vue d'une

LECTURE INTERROGATIVE

DE

«L'ÉTHIQUE À NICOMAQUE» d'Aristote

Autres textes sur d'autres sujets à http://www.iquebec.com/oeuvres-de-jacques-legare/index.htm

Les grandes oeuvres, en toute discipline, servent à nous élever aux principes, aux universalités, voire aux conclusions les plus achevées auxquelles les plus beaux esprits de l'humanité sont parvenus sur un sujet particulier. À la lumière de l'Éthique à Nicomaque, en pastichant sa puissante manière de raisonner, répondez à ces questions éthiques qui habitent la réflexion contemporaine ?

L'éthique concerne-t-elle plus la volonté et l'intention que le comportement ?

Peut-on dire « J'ai fait le mal, mais je voulais faire le bien » ?

Peut-on prendre Aristote en défaut sur un point ou sur un autre ?

L'excès est-il toujours un mal ? L'orgie alimentaire, l'orgie sexuelle, l'audace époustouflante (Colomb, Lindberg), la torture des terroristes, le retrait de la protection des droits civils aux chefs de la mafia, le retrait des enfants aux membres des sectes religieuses, sont-ils des excès immoraux ? etc. (Prenez un seul des choix précédents).

Quelles sont les fautes éthiques propres à notre époque, et auxquelles une bonne citation d'Aristote remédierait ?

Des défauts qui sont les vôtres, dites ce qu'Aristote vous conseillerait ?

Aristote est-il puritain, sexiste, froid, démodé, ou tout le contraire ?

La base de l'éthique aristotélicienne est-elle naturelle, sociale, historique ou politique ?

L'éthique aristotélicienne convient-elle à tous les âges de la vie ? à tous les caractères humains ?

La passion est-elle une intempérance ?

Les religions sont-elles désaxées, perverses dans leurs excès, et --bien qu'elles comportent une morale bien affirmée--, foncièrement anti-éthiques ?

La diversité des êtres justifie-t-elle, pour chacun et en quelques points, les excès par rapport à la moyenne (de l'homme universel raisonnable) ?

La raison, faculté éminemment aristotélicienne, est-elle un sentiment caché, un plaisir inavoué, une passion inconsciente ?

Composez un chapitre qui, d'après vous, compléterait l'Éthique à Nicomaque.

Une éthique, science du bien et du mal, peut-elle faire l'économie d'une psychologie, d'une métaphysique, de l'apport des autres sciences humaines ?

Les vices apparents peuvent-ils avoir, ont-ils quelques fois, de bons côtés secondaires ou ultérieurs ?

Les grands génies, les esprits les plus éminents, les gens d'action les plus courageux et les plus créatifs étaient-ils, dans leurs comportements et leurs choix éthiques, aristotéliciens ?

La sainteté est-elle un excès ou un manque de quelque chose ?

La vie souffrante, sans bonheur et sans espoir de bonheur, doit-elle être sacrifiée ?

Si la fin ne justifie pas les moyens, puis-je tuer l'ennemi qui a juré ma perte ?

Si la fin justifie les moyens, puis-je tuer mon bébé gravement handicapé ?

Les grands malades (nécrophiles, sadiques, schizophrènes en crise, et autres malades dans leurs phases aiguës), sont-ils accessibles à la dimension éthique ?

Le criminel est-il plus malade qu'immoral ? Un héroïque soldat nazi était-il moral ?

Le bonheur quotidien est-il fait des petites choses que rien ne trouble, ou des grands troubles surmontés ?

Un puritain est-il un vertueux par tempérance ou un pervers par abstention ?

Si le libre marché crée à la fois la richesse générale et l'inégalité impitoyable, suis-je moral d'être riche ?

Une passion se gère-t-elle mieux, d'un point de vue éthique, par la répression ou l'assouvissement ?

Un juge doit-il obéir à la loi, même immorale, ou à l'éthique, même illégale ?

Un père, ou une mère, qui couchent avec leur enfant de 12 ans tout en étant admirables dans tous les autres aspects de leur mission éducative, sont-ils pervers et condamnables, ou originaux et excusables ? cf. Lolita de Nabokov

Un chef d'État peut-il ordonner la torture d'un terroriste arrêté en vue de sauver d'autres vies condamnées ?

Les cas extrêmes de la condition humaine (mort, meurtre, folie, douleurs atroces, drames effroyables, conflits sanglants, etc.) relèvent-ils tous des mêmes maximes éthiques qui ont été conçues pour la vie ordinaire en société, et doivent-ils leur être soumis ?

Le puritanisme sexuel est-il ignorance, peur ou vertu ?

Le prix qui honore un gagnant est-il immoral à cause de l'humiliation de tous les autres perdants ?

Le plaisir, sans dommage présent ou lointain, est-il le critère le plus sûr d'une norme éthique ?

Soldat nazi, dois-je obéir à Hitler qui m'ordonne d'arroser au lance-flammes de bons soldats démocrates qui se cachent sciemment dans le sous-sol d'une pouponnière bondée ?

Bon soldat démocrate, dois-je obéir à Patton qui m'ordonne d'arroser au lance-flammes des soldats nazis qui se cachent sciemment dans le sous-sol d'une pouponnière bondée ? (répondre aux deux questions jumelées)

La santé, le plaisir, le libre consentement, sont-ils des critères éthiques suffisants aux comportements sexuels ?

La douleur justifie-t-elle le retrait de la libre disposition de soi, ou l'accaparement par d'autres de notre destinée ?

Peut-on considérer les vices des hommes comme les erreurs d'une civilisation qui progresserait par la méthode d'apprentissage des «essais, erreurs» ?

Le mensonge ou la cachotterie sont-ils toujours immoraux, ou dire la vérité est-il toujours un bien ?

La jalousie est-elle le fondement du puritanisme sexuel ?

L'orgie sexuelle heurte-t-elle la morale ou l'instinct de propriété ?

La haine est-elle le plus grave des vices, et l'amour la plus grande des vertus ?

L'homosexuel est-il persécuté parce qu'il ne donne aucun enfant à la société ou parce qu'il est jalousé par les homosexuels refoulés ?

Le freudisme, le marxisme, la science politique, ont-ils un fondement éthique cynique, la science économique un fondement éthique cupide, la psychologie un fondement hédoniste ?

Le pouvoir (politique, social, marital, parental, professoral, entrepreneurial, bureaucratique) manipule-t-il l'éthique pour se maintenir ?

Le sentiment d'amour régule-t-il bien à lui seul toutes les exigences de l'éthique ?

Le bonheur se confond-il avec la vertu, et le malheur avec le vice ?

Les vices sont-ils aussi naturels que les vertus ?

Doit-on établir les principes et les normes éthiques à partir des situations moyennes de la condition humaine ou des cas extrêmes ?

Les média prospèrent-ils éthiquement dans la médiété aristotélicienne ou dans la médiocrité mercantile ?

À la naissance, sommes-nous naturellement vertueux ou naturellement vicieux ?

Pouvons-nous être vertueux ou vicieux uniquement envers soi-même ? uniquement envers les autres ?

La propagande politique ou commerciale manque-t-elle de sincérité ou de vérité ?

L'affamé est-il immoral de voler un riche ? L'opprimé de tuer un dictateur ? L'amoureux de forcer sa fiancé ? La mère de battre son enfant ? Le patron de congédier un père de famille ? La fille de provoquer sexuellement le beau séminariste qu'elle aime ? Le garçon de toucher sexuellement la fille apparemment non consentante qu'il aime ? Le rebelle de violer la loi promulguée par des pouvoirs insensibles ? Le savant de risquer sa vie ? de risquer celle des autres ? Le médecin expérimentateur de torturer des animaux ? Le politicien partisan de critiquer une loi bonne du parti adverse, et d'approuver une loi médiocre de son parti ? La prostituée de donner des leçons à domicile aux époux malhabiles ? (ne prendre qu'un choix)

La vulgarité l'est-elle par tabou ou par éthique ? Les tabous sont-ils tous injustifiés ?

La pornographie exhibe-t-elle ce que les vertueux font les yeux fermés, ou élimine-t-elle les bons sentiments qui accompagnent la sexualité commune ?

Le crucifix est-il une image pornographique nécrophile, ou un symbole d'une grandeur éthique irréprochable ?

Le juste milieu est-il le même pour tous ?

L'épanouissement personnel est-il définissable par la seule éthique ?

Le plaisir et la peine sont-ils des critères éthiques suffisants ?

L'expérience personnelle est-elle meilleure juge en éthique que la tradition, que la Bible, qu'Aristote, que les parents, que la loi, que les êtres exceptionnels ? (en prendre un seul)

L'éthique est-elle la policière, ou l'amante de notre vie ?

L'égoïsme et le légitime amour de soi sont-ils mieux distingués par la psychologie que par l'éthique ?

La génétique favorise-t-elle le développement de la science éthique, ou peut-elle prétendre la remplacer ?

Les grandes figures éthiques de l'histoire (Socrate, Bouddha, Jésus, Thérèse d'Avila, François d'Assise, Gandhi) étaient-elles des pervers inconscients et cachés, ou des figures sublimes presque inaccessibles à la raison ?

Pourquoi la mort, surtout la mise à mort, glorifie-t-elle, éthiquement même, les disparus ?

L'éthique existe-t-elle parce que nous sommes foncièrement, ataviquement, irrémédiablement vicieux ?

La vertu rend-elle heureux, et le vice malheureux, toujours et partout ?

Est-elle concevable une juste comptabilité des plaisirs pour compenser les peines inévitables de la vie ?

Les péchés capitaux et les vertus cardinales sont-ils toujours actuels ?

Une homme et une femme, tous deux mariés à des tiers, peuvent-ils moralement devenir amants en secret, avec le sentiment très sûr qu'ils en obtiennent une bouffée d'oxygène bienfaisante dans leur relation avec leur époux réciproque et avec leurs enfants qui ignorent tout ?

Y-a-t-il un progrès éthique dans l'évolution historique ?

Est-il concevable un organigramme des vertus, de leurs principes et de leurs applications ?

Le judiciaire est-il toujours éthique ? Le politique doit-il être toujours éthique ?

Les tabous relèvent-il de l'éthique ou de l'ignorance ?

Les lois et les règlements peuvent-ils être transgressés pour des raisons éthiques ?

La vertu la plus grande peut-elle venir à bout du vice le plus grand ?

Existe-t-il des preuves médicales, psychologiques, sociales, anthropologiques que la masturbation soit immorale, et des preuves du même type qu'elle soit hautement morale ?

Est-il moral d'arnaquer ou piéger un criminel ? de voler un voleur ? de violer un violeur ? de tuer un meurtrier ?

Ont-elles des arguments crédibles les disciplines (psychanalyse, sociobiologie) qui veulent phagocyter l'éthique ?

Renoncer à ses passions, est-ce renoncer à une part de soi-même, et à une des belles parts de la vie ?

Les pessimistes sont-ils au fond pervers, et les optimistes angéliques ?

Un viol est-il éthiquement moins grave si la victime obtient un orgasme ? Si la victime épouse son violeur ?

Le capitalisme est-il éthique ? Sinon, est-il corrigible ? Si oui, est-il justifié d'abandonner les pauvres ?

Le communisme était-il totalement pervers ou s'est-il perverti ?

La femme a-t-elle un droit de vie et de mort sur son foetus, et les pro-vie ont-ils un droit sur le ventre des femmes ?

Si l'être que vous aimez le plus au monde commet un crime, votre choix éthique privilégiera-t-il la loi qui vous oblige à le dénoncer, ou votre amour qui vous incite à le soustraire à la justice ?

Machiavel dans Le Prince est-il pervers par choix éclairé ou par ignorance de la nature humaine ?

Freud a-t-il quelque attirance pour la perversion ou pour la liberté scientifique ?

Entre amants follement épris, y-a-t-il des gestes sexuels pervers ? Si oui lesquels et pourquoi ? Sinon pourquoi ?

Contrevient-il à l'éthique celui qui désobéit sciemment à une loi injuste ? à une loi démodée ? à une loi inutile ?

La tricherie et le vol se guérissent-ils mieux par la psychologie ou par l'éthique ?

La psychologie et l'éthique s'opposent-elles, se nient-elles ou se complètent-elles ?

Le passionné est-il en excès, et l'impassible en manque ?

Devenir riche par des gains sur les taux de change, d'intérêt et de capitalisation boursière est-il juste ou injuste ?

Le drogué est-il un malade ou un vicieux ?

Dans Les Liaisons dangereuses, de Laclos, est-elle crédible cette quête d'amour véritable au moyens de vices sans retenue ?

Si les moeurs changent, l'éthique change-t-elle ?

Les religions ne se fusionnent-elles pas par paresse, intérêt, manque d'imagination, ou nécessité métaphysique ?

Existe-t-il un meilleur moyen que l'éducation pour promouvoir la science éthique et la morale civique ?

Les Fleurs du Mal de Baudelaire sont-elles perverses, ou sont-elles un flirt littéraire avec la perversion ?

L'idéaliste se nourrit-il de la négation ou de l'ignorance du vice ?

Le cynique se nourrit-il de la négation ou de l'ignorance de la vertu ?

Les enfants sont-ils des pervers polymorphes ou des anges, ou un mélange des deux, ou ni l'un ni l'autre ?

Les vertus et les vices sont-ils égaux entre eux et rigoureusement autonomes, ou procèdent-ils d'un principal ?

La pornographie rend-elle simplement visible ce qu'on juge vertueux en ne le voyant pas ?

La vertu s'apprend-elle plus facilement que la discipline où on a du talent, et le vice se désapprend-il plus difficilement que la discipline pour laquelle on est sans talent ?

L'art peut-il s'affranchir de la morale ?

Don Juan est-il intempérant ou exigeant ?

La criminalisation des drogues est-elle puritaine ou vertueuse, et leur décriminalisation visionnaire ou irresponsable ? Les familles respectives de Roméo et Juliette ont-ils eu des comportements immoraux ?

Est-il juste d'être forcé contre son gré à la générosité ? Éthique de voler pour les pauvres ? Juste d'être sans pitié envers les cruels ?

Un crime affreux peint sur une toile est-il immoral ?

La recherche scientifique peut-elle s'affranchir de la morale ?

Un suicide pour faire avancer la science est-il moral ?

Si la punition dissuade plus ou moins, le pardon récompense-t-il plus ou moins ?

Quelles sont les fautes morales les plus graves commises par les religions et les Églises, et les vertus les plus grandes pratiquées par les armées ?

Jumelez le plus grand nombre de métiers possibles avec leur vertu principale et leur tentation la plus menaçante.

Sur quels points convergent et divergent l'éthique et le judiciaire ?

La gauche est-elle plus vertueuse que la droite ?

Une femme est-elle morale de tomber volontairement enceinte contre la volonté de son conjoint avec la certitude que l'enfant les remplira tous deux d'un bonheur immense ?

Pourquoi les extrémistes commettent-ils plus de crimes que les modérés ?

L'individualisme est-il un approfondissement personnel, ou un retrait égoïste des autres ?

Hitler et Staline étaient-ils vicieux ou malades ?

La prostitution est-elle misérable par le discrédit social, la pauvreté, l'illégalité, l'exaction, la monnayage du contact, le manque d'encadrement étatique et juridique, le main mise mafieuse, le puritanisme de la majorité et l'hypocrisie des pouvoirs publics, ou par un principe éthique incontournable ?

Pourquoi la vertu passe inaperçue et le vice étonne ? Pourquoi au cinéma la vertu ennuie et le vice excite ?

Pourquoi les tribunaux coûtent plus cher à condamner le vice que les institutions ne dépensent d'argent à récompenser la vertu ?

La morale des Fables de La Fontaine est-elle toujours actuelle ?

Pour éponger le souvenir d'un crime ou d'une vexation, vaut-il mieux boire le Léthé des Grecs (l'eau de ce fleuve procurait l'oubli), ou le pardon des chrétiens ?

Y-a-t-il des vices et des vertus propres à chaque âge ? À chaque pays ? À chaque groupe social ? À chaque sexe ?

De quel bord, du vice ou de la vertu, penchent tous les rires, tous les sourires, tous les fous-rires ?

La charité chrétienne est-elle plus vertueuse que la bonté aristotélicienne ?

Quel est le vice le plus exploité au cinéma commercial, et la vertu la moins développée par le système scolaire ?

Prêter sa femme consentante à un ami de passage est-il moral, vicieux ou hospitalier ?

L'alcoolique est-il intempérant ou malade ?

Est-il moral d'enfermer de force un sans-abri pour le protéger contre les intempéries et autres dangers prévisibles ?

La maladie dispense-t-elle d'être vertueux, ou excuse-t-elle totalement de ne pas l'être un tant soit peu ?

Explique-t-on ses malheurs, se donne-t-on de bonnes raisons, s'excuse-t-on, pour se dispenser d'être volontaire ?

En vue du renforcement moral de l'homme, qui a raison: le Grec qui n'excuse pas la faiblesse, ou le chrétien qui la pardonne ?

La dureté du monde capitaliste a-t-elle remplacé l'armée pour discipliner les peuples ? Si oui, est-ce un progrès éthique ? Sinon, qui a remplacé l'armée ?

Le beau, le bon et le bien se confondent-ils toujours ?

Découvrez toutes les déficiences éthiques, réelles et potentielles, de votre technique professionnelle, et leur parade éthique respective ?

Le langage scatologique est-il un signe de sincérité, ou de vulgarité ?

La loi de l'offre et de la demande contient-elle une part de justice ?

Un riche qui dépense une partie seulement de sa fortune pour la communauté est-il toujours avide, exploiteur, égoïste et antisocial ?

Si le désir est le premier hommage, le refus est-il la dernière injure ?

Quand la démission a remplacé la révolution, quelles vertus nous épargneraient l'une comme l'autre ?

Éthique vient de « ethos » (le peuple). L'éthique, science du bien et du mal, relève-t-elle donc de l'opinion, de l'histoire, de la nature physiologique de l'homme, du pouvoir politique, ou de principes apodictiques, irréfragables ?

Si le plaisir est un bien comme le dit Aristote, le sommet de la vie se confond-il avec le plaisir le plus vif ?

L'être humain est-il si complexe, si insaisissable, si versatile, que les principes et les maximes éthiques, souvent fort simples, ne peuvent circonscrire correctement son comportement moral ?

D'un point de vue aristotélicien, l'éthique de l'Ancien Testament serait-elle un excès de dureté, et le Nouveau un manque de fermeté ?

Existent-ils des situations où la fin justifie les moyens ?

En détruisant leurs lettres personnelles qui auraient fait connaître leur intimité à la postérité, Freud et Thomas Jefferson ont-ils manqué de courage ?

L'éthique peut-elle, mieux que le droit, établir de tous les délits la juste peine ?

D'après L'érotisme de Francesco Alberoni, l'amour est-il par nature amoral, ou peut-il mieux que tout autre sentiment être un principe moral ?

La tolérance sociale peut-elle seule décider du juste et de l'injuste, du moral et de l'immoral, du licite et de l'illicite ?

Le juste est-il toujours l'égal, peut-il n'être que l'équivalent, que l'inégal en un aspect seulement ?

Le désir sexuel est-il le premier pas de l'amour, et l'amour le sommet du désir ?

Le cynisme est-il un effet de la lâcheté ou celui de la lucidité ?

Les parents ratent-ils quelque fois leur devoir éducatif par abus de pouvoir, négligence, égoïsme ou ignorance ?

Socrate, Jésus, Che Guevara ont-il été imprudents, aveugles, et suicidaires ?

Larry Flint est-il une victime ou un agresseur ? Le Dr Jivago est-il un amoureux honnête ?

Faire de l'argent jusqu'au maximum de concession de ses partenaires sociaux est-il juste ou injuste ?

La perversion est-elle moins ou plus grave parce qu'elle est raisonnée ?

La dé criminalisation de la drogue, de la prostitution et de l'euthanasie serait-elle un gain ou un recul éthique ? (en prendre un).

Est-elle morale une course aux armements pour protéger la liberté de son pays ?

Est-elle morale la vente d'armes à une dictature ? à une monarchie paternaliste ? à un pays en guerre ?

Est-il moral de faire justice soi-même en l'absence d'appareil judiciaire adéquat ?

Un revenu et un salaire égaux pour tous seraient-ils justes ? Sinon, quelle proportion d'inégalité devient injuste ?

La liberté d'expression doit-elle être totale ? La liberté vestimentaire ? La liberté sexuelle ? La liberté commerciale ? La liberté académique ? La liberté scientifique ? La liberté médiatique ? La liberté artistique ? (en prendre un seul)

Le naturisme heurte-t-il la pudeur, ou le puritanisme de la majorité ?

Pour définir une juste éthique, la riche et pesante tradition doit-elle prévaloir sur l'esprit visionnaire puissant et novateur ?

Dieu s'est-il refusé à créer un troisième sexe parce que les deux premiers étaient déjà trop cochons, ou Satan était-il pour une fois d'accord avec lui parce qu'il l'avait assez scandalisé d'en avoir créé deux de la sorte ?

Faites une enquête élaborée, selon les critères scientifiques stricts appris en Méthodologie des sciences humaines, des vertus désirées par vous chez votre voisin, votre conjoint, votre patron, votre employé, votre compatriote ?

Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra est-il désaxé, excessif, dangereux, ou tout le contraire ? (sujet difficile)

Le coeur de l'homme est-il maîtrisable par la raison ? Quelque soit votre réponse, qui des deux devrait définir le bien et le mal ?

Les hommes sont-ils féministes par ruse pour baiser encore plus, et les femmes aiment-ils les machistes pour la même raison, ou restent-elles traditionnelles pour la raison contraire ?

Les rapports hiérarchiques, entre adultes et dans une démocratie, contreviennent-ils à l'éthique le plus élevée et la plus visionnaire ?

Existent-ils des avantages cachés aux vices, et des désavantages cachés aux vertus ?

La perversion est-elle une négation de l'éthique, ou son renversement ?

L'Humanité a-t-elle inventé des éthiques parce que l'homme est un animal malade ?

La grandeur éthique se trouve-t-elle dans l'homme ou hors de l'homme ?

Devient-on puritain, rabat-joie, sans passion exaltante, impassible, terne, inhumain, à trop s'occuper d'éthique ?

Si la vie sans péché, dit le vicieux, est plate et la vie de péché, dit le vertueux, est une misère, quels seraient dès lors, pour que ces deux-là vivent en société sans s'égorger, les péchés admissibles ?

Les rapports hiérarchiques dans l'entreprise contreviennent-ils aux principes de la liberté et de la dignité de la personne ?

L'habitude sans douleur des victimes d'injustices vaut-elle mieux que la révolte douloureuse de s'en libérer ?

L'amour est-il un impérialisme narcissique doucereux en vue de capter vers soi la destinée des autres ?

Une musulmane à la face voilée est-elle plus morale qu'une libertaire occidentale les seins dénudés ?

Chez l'être humain, la destructivité est-elle aussi naturelle que la constructivité ?

La punition, même en vue d'une juste fin, est-elle morale ?

L'équité salariale est-elle équitable ?

Une drogue, par définition, crée une dépendance et altère les facultés. Les drogues légales (café, thé, coca-cola, sucre, cigarette, alcool) sont-elles plus justifiées moralement que les drogues illégales (cocaïne, héroïne, morphine, crack, marijuana) ?

Pourquoi sommes-nous en désaccord avec le voilement des femmes musulmanes et en accord avec le body piercing des organes génitaux occidentaux ?

Sont-elles concevables une éthique féminine et une éthique masculine ?

Quelles sont les vertus essentielles pour jouir d'une vie de couple et d'une vie familiale durables et heureuses ?

Est-il contradictoire ou réaliste que le sage cajole un tant soit peu ses «petites folies» ?

«Quelle proportion de votre salaire brut devrait être taxée ? + Quelle serait la part idéale de l'État dans l'économie?

«Quelle est la plus morale et la plus immorale des 5 idéologies ? Classez-les par ordre de moralité, du + à - »

«Auriez-vous lancé la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki ? »

«L'Église catholique se contredit-elle quand elle dit s'appuyer sur la loi naturelle ?, le libéralisme sur la tolérance sociale ? le communisme sur la lutte des classes ?, les partisans de la peine de mort sur le christianisme ? »

«La somme des intérêts privés constitue-t-elle le bonheur public ? »

«Identifiez toutes les valeurs absolues et toute les valeurs relatives ?»

«Jusqu'où doit s'arrêter la diversité culturelle ?

«Sommes-nous tenus de favoriser un étranger plus qu'un compatriote, plus un membre de notre famille qu'un compatriote ? plus notre conjoint qu'un membre de notre famille ? plus notre enfant que notre conjoint ?

«La classe politique, plus instruite en moyenne (avec bacc. universitaire) que l'ensemble des citoyens (secondaire V) est-elle justifiée de voter des lois plus humanistes que celles désirées par l'ensemble des citoyens ?

«Identifiez toutes les valeurs, et classez-les par ordre d'importance selon votre opinion morale personnelle »

«L'ambition, le désir de s'enrichir, l'esprit de compétition sont-ils des vertus médiocres ou des vices mineurs ?

« Le meurtrier d'un conjoint peut-il moralement recouvrer tous ses droits parentaux ? »

« Une éthique peut-elle prétendre sans prétention à l'universalité ?

« La discrimination positive, envers les femmes, les minorités visibles, les handicapés, est-elle juste »

Découvrir en tous et chacun une promesse de bonheur et de grandeur, est-ce le sommet de toute quête éthique ?

COMMENT DISCUTER EN CLASSE

N'interrompez pas votre interlocuteur. Insérez votre propos à la fin de sa phrase, sans la couper.

Parlez au moins 3 fois chacun par cours.

Évitez de n'être qu'un auditeur

Le professeur prend des notes sur chacun de vous en vue d'une évaluation de participation active.

Il est l'avocat du diable, et fait semblant de vous contredire pour vous amener à renforcer votre argumentation.

Argumentez en vous élevant aux principes les plus incontestables.

Inspirez-vous des diverses éthiques, celles qui ont votre agrément.

Ne blessez personne nommément. Réfutez poliment l'idée, non son porteur.

Soyez fier de vos idées, ayez le courage de les exprimer. N'ayez jamais peur d'exprimer une idée contestable. Les plus belles idées sont nées la police aux fesses.

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